Maroc - Algérie : tensions à la frontière

- 13h00 - Maroc - Ecrit par : L.A

Le 11 avril dernier, deux hélicoptères d’attaque Mi-28NE algériens ont survolé la zone frontalière près de la ville marocaine de Figuig. Cette manœuvre aérienne, perçue comme une provocation majeure, illustre l’escalade des tensions persistantes entre Alger et Rabat.

L’incident s’est produit vers 11h30 au-dessus du quartier « Bagdad », avant que les appareils ne se dirigent vers la vallée de Zouzfana. Bien que l’incursion exacte dans l’espace aérien marocain reste à confirmer par l’image, ce déploiement de force est considéré comme l’un des plus sérieux de ces dernières années. Ce mouvement intervient dans un contexte d’impasse diplomatique totale concernant le dossier du Sahara, pour lequel Alger soutient le Front Polisario depuis 1975.

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L’Algérie dispose d’une flotte de 42 Mi-28NE, des machines russes exclusivement dédiées au combat. Équipés d’un canon de 30 mm et de missiles antichars 9M120 Ataka, ces hélicoptères sont redoutables. Selon Defensa, ces manœuvres font suite à des tensions survenues en février dernier autour du village d’Ich, où des travaux de marquage frontalier menés par l’armée argelienne avaient déjà suscité l’inquiétude de l’autre côté de la frontière.

Face à ces pressions, le Maroc accélère son réarmement pour maintenir une capacité de dissuasion efficace. En mars 2026, les forces royales ont réceptionné un deuxième lot de six hélicoptères AH-64E Apache Guardian sur la base de Salé. Ces appareils américains de dernière génération, capables de piloter des drones et dotés du radar Longbow, portent à douze le nombre d’unités livrées sur les vingt-quatre commandées par Rabat en 2020.

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Malgré la psychose ambiante, des analyses satellites récentes ont nuancé certaines accusations de violation de territoire. Des clichés de haute résolution pris le 13 février ont démontré que les récents travaux de bornage algériens respectaient strictement le tracé de l’accord de 1972. Entre démonstrations de force aériennes et course à l’armement technologique, la frontière de 1 600 kilomètres demeure le théâtre d’une guerre psychologique intense sans issue diplomatique en vue.