Maroc : les banques gagnent plus et prêtent davantage
Les banques marocaines ont dégagé 19,2 milliards de dirhams de bénéfices en 2025, soit une hausse de 22,2 % en un an. Une nouvelle progression portée par l’activité bancaire, la baisse du coût du risque et l’accélération des crédits accordés à l’économie.
Le secteur bancaire marocain poursuit sa montée en puissance. À fin décembre 2025, le résultat net consolidé des établissements de crédit a atteint 19,2 milliards de dirhams, en progression de 22,2 % par rapport à l’année précédente.
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Cette hausse des bénéfices s’explique notamment par l’amélioration du produit net bancaire, qui correspond aux revenus tirés des principales activités des banques, mais également par la diminution du coût du risque. Les établissements ont ainsi dû consacrer moins d’argent à la couverture des éventuels défauts de remboursement.
Selon le communiqué publié à l’issue de la 23ᵉ réunion du Comité de coordination et de surveillance des risques systémiques, les banques marocaines consolident leurs performances pour la troisième année consécutive.
Cette amélioration intervient dans un contexte de reprise des financements. Les crédits accordés au secteur non financier ont augmenté de 6,5 % en 2025, soutenus par le dynamisme des activités non agricoles et par l’assouplissement de la politique monétaire de Bank Al-Maghrib.
Les créances en souffrance restent toutefois importantes. Elles représentent 8,3 % du total des crédits, contre 8,4 % un an plus tôt. Les provisions constituées par les banques permettent d’en couvrir près de 68 %.
La solidité financière du secteur continue parallèlement de se renforcer. Le ratio global de solvabilité des banques atteint désormais 16,1 %, tandis que le ratio des fonds propres de catégorie 1 s’établit à 13,5 %. Ces niveaux demeurent largement supérieurs aux exigences réglementaires imposées aux établissements.
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Les simulations de crise réalisées par les autorités confirment également que les principales banques marocaines seraient capables d’absorber des chocs macroéconomiques importants. Leur niveau de liquidité à court terme reste lui aussi supérieur au minimum réglementaire.