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Le Brexit coûtera cher au Maroc

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27 octobre 2019 - 14h20 - Economie

Les conséquences du Brexit toucheront fortement l’économie britannique mais également quelques économies africaines dont celle du Maroc qui perd 11% des exportations nationales vers la Grande Bretagne, soit près de 100 millions de dollars.

La rencontre, "Meet the experts", organisée par la Chambre de Commerce britannique pour le Maroc a réuni des intellectuels et des experts ainsi que quelques citoyens britanniques autour du thème de l’impact du Brexit sur l’économie nationale.

Ce débat, selon leseco.ma, coïncide avec le vote au Parlement britannique, le samedi 19 octobre, sur le deal négocié par Boris Johnson avec l’Union européenne (UE). « Le Brexit aura certainement lieu, reste à savoir comment », s’interroge Mohamed Raihani, Président de la Chambre de Commerce britannique pour le Maroc.

A cette interrogation s’ajoutent toute une autre série de questions auxquelles les experts ont tenté de répondre : « Brexit : quelles opportunités et quelles menaces pour le Maroc ? », « Quel accord commercial Royaume-Uni-Maroc ? », « Un no-deal peut-il encore arriver ? ».

Selon Mohamed Sehimi, politologue et modérateur de la conférence, un no-deal aurait des effets positifs pour certains pays africains, notamment, l’Afrique du Sud, et négatifs, pour d’autres.

A l’en croire, un rapport d’étude révèle, pour le compte du Maroc, une perte avoisinant les 100 millions de dollars, soit 11% des exportations du Maroc vers la Grande Bretagne. Le conférencier a toutefois invité les autorités à bien manager la période transitoire en mettant en place un cadre juridique provisoire afin de garantir le bon déroulement des échanges commerciaux durant cette période.

Pour Mustapha Mourahib, Managing partner au Cabinet, Clifford Chance, « la période transitoire qui devrait durer jusqu’en décembre 2020 pourrait éventuellement être prolongée, le temps de finaliser les accords avec les États tiers ».

A cet effet, il estime que le Maroc doit continuer le dialogue stratégique entamé avec la Grande-Bretagne afin de conclure des accords financiers servant les intérêts des deux parties. Pour l’expert, un no-deal serait une catastrophe mondiale et non seulement celle de la Grande-Bretagne, de l’UE ou de quelques pays africains.

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