Maroc : Plus de 50 % des célibataires ne souhaitent plus se marier

- 15h00 - Maroc - Ecrit par : L.A

Une enquête nationale révèle un désintérêt croissant des Marocains pour le mariage. Entre contraintes financières et soif d’indépendance, plus de la moitié des célibataires ne souhaitent plus s’engager, malgré l’importance persistante des valeurs et du désir de fonder une famille.

Le désamour est frappant. Selon une enquête nationale du Haut-Commissariat au Plan, 51,7 % des célibataires marocains ne souhaitent pas se marier. Ce refus est massif chez les hommes (59,8 %), alors que les femmes restent globalement plus favorables à l’union avec un taux d’adhésion de 53,6 %.

Sur Bladi.net : Maroc : Adieu la grande famille

Si l’envie de fonder une famille et d’avoir des enfants reste le moteur principal pour 78 % des sondés, le projet de vie commune intervient de plus en plus tard. L’intérêt pour le mariage atteint son sommet entre 40 et 54 ans, avant de s’effondrer brutalement après 55 ans, l’indépendance devenant alors un mode de vie stabilisé pour les seniors.

L’argent reste le principal frein à l’engagement, tout particulièrement pour les hommes et la tranche des 25-39 ans. Chez les plus jeunes, les études priment et retardent l’échéance. Ces obstacles économiques et sociaux poussent l’âge moyen du premier mariage à 33,3 ans pour les hommes et 26,3 ans pour les femmes.

Pour choisir l’élu(e) de leur cœur, les critères divergent selon le sexe. Les hommes privilégient la jeunesse et le même milieu social, tandis que les femmes cherchent un partenaire plus âgé ou de statut supérieur. Dans tous les cas, les valeurs morales et le sens de la responsabilité (44,7 %) priment largement sur l’attachement purement émotionnel.

Sur Bladi.net : Maroc : crise du célibat féminin

La société marocaine change en profondeur avec un net recul des traditions. Les mariages entre cousins ont chuté, passant de 29,3 % en 1995 à 20,9 % en 2025. Une fois unis, les couples cherchent aussi leur autonomie : plus de 55 % des femmes vivent désormais dans un logement indépendant, loin du modèle de la famille élargie.

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