Maroc : le chantier qui a évité le pire à Casablanca et Rabat

- 13h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

Face à une aridité historique, le Maroc a accompli un exploit d’ingénierie colossal. Construit en un temps record, un immense canal souterrain transfère désormais l’eau du nord vers Rabat et Casablanca, évitant une pénurie désastreuse.

Entre 2018 et 2024, le Royaume a affronté une crise hydrique alarmante. À l’été 2023, le barrage vital pour les treize millions de résidents de la capitale et de Casablanca s’est asséché jusqu’à atteindre 6 % de sa capacité. Pour parer au désastre, les autorités ont précipité la création d’un transfert d’eau depuis les réserves du nord, d’après les précisions publiées par L’Opinion. Ce raccordement capte les excédents du barrage d’El Wahda, autrefois perdus en mer, pour les expédier soixante-six kilomètres plus au sud.

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Démarré en décembre 2022, ce défi technique a mobilisé 540 millions d’euros et nécessité sept millions d’heures de travail. Afin de surmonter un dénivelé de deux cents mètres, les constructeurs ont installé une canalisation titanesque en acier de plus de trois mètres de diamètre, alimentée par deux stations de pompage extrêmement puissantes. La cadence fut effrénée pour terminer en neuf mois au lieu des quatre années habituelles. « À certains moments, le chantier ressemblait à un champ de tournesols, mais c’étaient les casques jaunes des ouvriers », témoigne Simon Baraket, directeur de projets de l’entreprise Irzer.

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Les vannes se sont ouvertes in extremis fin août 2023, alors qu’il ne restait qu’une soixantaine de jours de réserves potables pour les deux métropoles. Actuellement, la météo pluvieuse a gorgé les barrages à pleine capacité, permettant de mettre temporairement cette infrastructure très énergivore en veille. Ce triomphe technique, perçu comme un symbole d’ingéniosité, suscite déjà des projets d’extension vers Marrakech et pique la curiosité d’experts internationaux venant de Chine, du Sénégal et du sud de la France.

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