Maroc : la demande intérieure reste le moteur de la croissance

- 20h10 - Maroc - Ecrit par : Bladi.net

La croissance économique du Maroc est en berne. C’est ce que révèle le Haut commissariat au Plan (HCP) dans ses derniers indicateurs sur Comptes nationaux. De 3,5% au trimestre précédent, elle passe à 2,8%.

Si le secteur agricole est le plus touché, affichant de 3,2%, celui des activités non agricoles sont en nette progression de 3,8%. Pour sa part, la demande intérieure s’est signalée comme étant le moteur de la croissance.

Le premier trimestre de l’année en cours n’aura pas été favorable à l’économie marocaine. Cependant, la demande intérieure reste le moteur de la croissance, avec la même tendance baissière de l’inflation, alors que le besoin de financement de l’économie nationale a marqué une relative amélioration.

L’une des remarques les plus importantes reste la valeur ajoutée du secteur primaire, qui a connu une baisse de 1,1%, en volume, au cours du premier trimestre de l’année en cours, au lieu de 3,1%, durant la même période, en 2018. La cause, selon le HCP, viendrait de la baisse de 3,2% de l’activité agricole, mais, aussi, de l’augmentation qu’a connue la pêche : 18,4%, au lieu d’une baisse de 6%.

Au niveau de l’industrie, notamment, celle d’extraction, le rythme d’accroissement a régressé, affichant le taux de 5,6%, contre 16,7%, en 2018. Même observation au niveau des industries de transformation qui chutent à 2,5%, contre 3,5%, l’année précédente.

Tous ces éléments, ajoutés au ralentissement de l’accroissement des impôts sur les produits nets des subventions (1,9% au lieu de 4,9%), ont permis un accroissement du Produit intérieur brut (PIB), en volume (2,8%), au cours du premier trimestre 2019, au lieu de 3,5%, une année auparavant, fait savoir la même source.

Pour sa part, la demande intérieure s’est révélée comme un véritable moteur de la croissance, avec un taux d’accroissement de 3,3%, contre 4,3%, à la même période de l’année précédente. Autant de facteurs ayant contribué, pour 3,6 points, à la croissance économique nationale, au lieu de 4,7 points, une année auparavant, renchérit le HCP.