Maroc : derrière le succès automobile, la colère des ouvriers
Les départs se multiplieraient dans les usines de câblage et de composants automobiles de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma. En cause, selon un syndicat : des salaires jugés trop faibles, des cadences élevées et une précarité persistante.
L’Union nationale du travail au Maroc alerte sur une dégradation des conditions sociales et professionnelles dans l’un des principaux pôles industriels du Royaume. Dans un communiqué relayé par Ecopress, son secrétariat régional dénonce le décalage entre les investissements attirés par la région et la situation de nombreux salariés.
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La situation serait particulièrement préoccupante dans les secteurs du câblage et des composants automobiles. Les départs répétés des ouvriers traduiraient un malaise profond, alimenté par l’écart entre les rémunérations et la hausse du coût de la vie, mais aussi par l’intensité du travail.
L’organisation syndicale accuse également certaines entreprises de restreindre l’activité syndicale. La création d’un bureau ou l’engagement d’un salarié pourraient, dans certains cas, entraîner des pressions ou des licenciements, affirme-t-elle.