Stellantis envoie des ouvriers marocains en Serbie
Le groupe automobile multinational italo-franco-américain, de droit néerlandais, Stellantis, mise sur la main d’œuvre marocaine pour la production de son modèle « Grande Panda » dont la demande est très élevée.
Stellantis s’apprête à accueillir 200 ouvriers marocains au début du mois d’octobre prochain. Ceux-ci vont rejoindre près de 100 ouvriers déjà arrivés à l’usine de la société dans la ville de Kragujevac à la fin du mois d’août. Ces nouvelles recrues devront soutenir les lignes de production de la nouvelle voiture Fiat Grande Panda après l’arrêt attendu de la production dans six usines situées dans des pays européens à partir du mois prochain, rapportent des médias italiens. Le groupe automobile compte donc sur le recrutement de ces cadres marocains, pour atteindre la pleine capacité de production de son usine en Serbie, qui produit actuellement environ 350 voitures par jour du modèle Fiat Grande Panda.
À lire : Stellantis va produire un nouveau modèle au Maroc
L’arrivée des ouvriers marocains coïncide avec la préparation de l’entreprise au lancement du système de travail de nuit à partir de la première semaine d’octobre, pour pousser l’établissement vers la vitesse de production maximale.
En parallèle, Stellantis a dépêché environ 150 spécialistes italiens provenant de ses usines dans ce pays, notamment de « Pomigliano d’Arco », « Melfi » et « Atessa », vers son usine de la ville de “Kragujevac” dans la région de Šumadija au centre de la Serbie, pour encadrer les nouveaux ouvriers entrants. De quoi assurer un départ fort de la production de ce modèle de voitures.
À lire : Stellantis mise gros sur son usine marocaine
Depuis quelque temps, le géant européen de l’industrie automobile a du mal à trouver un nombre suffisant de travailleurs en Serbie en raison de ses offres financières – environ 600 euros par mois – qui n’attire pas la main-d’œuvre locale. De nombreux Serbes préfèrent chercher d’autres opportunités de travail. Face à cette situation, le groupe trouve la solution : recruter au Maroc pour surmonter cette crise et garantir la continuité de la production à un rythme élevé. Autre avantage : le Maroc lui offre une main d’œuvre bon marché.