« Si le Maroc parle, vous partez » : Feijóo lance une accusation explosive contre Sánchez

- 22h00 - Espagne - Ecrit par : Mohamed A.

Alberto Núñez Feijóo a directement mis en cause les relations de Pedro Sánchez avec le Maroc devant le Parlement espagnol. « Si le Maroc parle, vous partez », a lancé le chef de l’opposition au Premier ministre, qu’il accuse de ne plus être un président « libre ».

La charge a été lancée ce mercredi 9 septembre lors de la première séance de contrôle du gouvernement au Congrès, rapporte Europa Press.

« Si Marruecos canta, usted se va », a déclaré le président du Parti populaire. L’expression espagnole suggère que si Rabat venait à parler ou révéler ce qu’il sait, l’avenir politique de Pedro Sánchez serait compromis. Feijóo n’a toutefois apporté aucun élément démontrant l’existence d’informations détenues par le Maroc contre le chef du gouvernement.

Sur Bladi.net : 72 000 passages à Ceuta : Sánchez admet que le Maroc a ouvert les vannes pendant dix heures

Le dirigeant conservateur a ensuite directement relié son attaque à la crise de Ceuta. « Si demain 80 000 personnes entraient de nouveau à Ceuta, que feriez-vous ? », a-t-il demandé à Sánchez.

« Vous avez laissé votre pays sans protection »

Feijóo accuse le gouvernement espagnol d’avoir été incapable de protéger Ceuta lors des entrées massives des 30 et 31 juillet, qu’il continue d’attribuer à une action « consentie ou impulsée par le Maroc ».

« Vous avez laissé votre pays sans protection et votre pays vous le fera payer », a-t-il lancé à Pedro Sánchez.

Le Premier ministre n’a pas répondu directement à la question sur ce qu’il ferait en cas de nouvelle entrée massive, relève également El Español.

Feijóo est alors revenu à la charge : « Vous n’êtes pas un président libre », affirmant que l’avenir politique et judiciaire de Sánchez dépendrait du silence de plusieurs personnes. Le Maroc a été cité au milieu d’une série comprenant également d’anciens responsables socialistes et des personnes liées à différentes affaires touchant le PSOE.

Sur Bladi.net : Sebta : la juge ouvre une enquête pour « guerre hybride » et met directement en cause le Maroc

La tension autour du Maroc a occupé une partie importante de cette séance parlementaire. Santiago Abascal, le dirigeant de Vox, a lui aussi accusé Sánchez de céder face à Rabat et s’est interrogé sur l’existence d’un éventuel chantage.