Maroc : 34 partis en lice pour les législatives ?

- 00h00 - Maroc - Ecrit par : L.A

Quelle est réellement la stratégie de l’Etat face à la multiplication de nouveaux partis ? Les pouvoirs publics ont-ils seulement une visibilité quant à l’avenir immédiat du paysage politique marocain alors que la chambre des représentants s’apprête à renouveler ses membres ? L’interrogation traverse aujourd’hui un landerneau politique tout à la préparation du scrutin du 7 septembre. Difficile d’apporter des réponses claires face à une démarche plutôt contradictoire…

Flash-back pour mieux comprendre la théorie du pas en avant et deux pas en arrière. La création, à la fin de l’année 2005, du Parti de la Renaissance et de la Vertu d’un ex-PJD, Mohamed Khalidi, et de celui d’Abdelkrim Benatik (un déçu de la CDT) et son parti travailliste en passant par l’ancien ministre de l’Union constitutionnelle, Abdallah Azmani, avait, à l’époque, provoqué la stupeur dans le microcosme politique. A l’heure des discours sur la rationalisation, la régulation et autre vœu de regroupements politiques, voici que de nouveaux partis naissaient. « Certains se sont dépêchés de créer des partis avant que la loi n’entre en vigueur. Ils pensaient que s’ils ne le faisaient pas maintenant, ils ne pourront jamais le faire.

Ce qui était tout à fait vrai. Nous sommes dans un Etat de droit et chacun a le droit de créer un parti pour peu que la loi soit respectée. Mais tous ceux qui ont des velléités de Zaïm doivent savoir une chose : la nouvelle loi sur les partis pénalise la multi-appartenance politique, les parlementaires n’ont le droit de changer d’appartenance qu’à la fin de la législature tandis que le financement des partis ne profite qu’aux formations qui ont franchi le seuil de 5%. Il faut désormais penser à toutes ces nouvelles règles du jeu avant de procéder à la création d’une structure partisane », expliquait alors D. Lachgar.

A gauche de l’échiquier politique, on n’en finit pas de se battre pour une rationalisation du champ politique, « sous forme de pôles démocratiques pour aboutir réellement à une vraie alternance ». « La loi sur les partis n’était qu’un pas vers la moralisation de la vie politique. Il est vrai que le mode de scrutin et le découpage électoral devaient jouer un rôle essentiel dans une telle moralisation. Le système des pôles ne vient pas du néant mais bien du code électoral et du mode de scrutin. Sur la base des résultats des législatives de 2002, si le Maroc avait adopté la liste nationale et le seuil de 10%, deux partis seulement, l’USFP et l’Istiqlal auraient siégé au parlement. Nous aurions alors abouti à une vraie alternance. Si nous avions opté pour le seuil de 7%, seuls 4 partis auraient franchi la porte du parlement », soutient un quadra usfpéiste.

Combien seront-ils à battre la campagne aux législatives du 7 septembre ? 34 partis sont aujourd’hui clairement en position, sur les starting block, prêts à se lancer dans la course électorale. « Attention, il ne faut pas perdre de vue que Abdelaziz M’sioui, ex-membre fondateur de l’Union constitutionnelle, annonce, lui aussi, son parti des retraités et que Omar Zaïdi, figure de la gauche radicale, est en campagne pour la création d’un parti des verts de gauche », rappelle un observateur de la chose partisane.

Libération

  • Maroc/Législatives : Les partis se partageront 200 millions de DH

    Deux cents millions de DH. C'est le montant global de la contribution de l'Etat au financement de la campagne électorale pour les législatives de septembre. Soit une hausse de 50 millions de DH par rapport aux élections de 2002.

  • Un record de partis pour les législatives du 7 septembre

    Un nombre record de partis politiques marocains se disputeront à partir de samedi les faveurs des électeurs pour enlever les 325 sièges de la Chambre des représentants alors que les islamistes souhaitent devenir la première force politique du pays à l'issue du scrutin.

  • 46 millions d'euros pour les législatives

    L'Etat marocain a annoncé le déploiement d'un dispositif logistique dont le déblocage de 46 millions d'euros en vue de garantir le bon déroulement des élections législatives, prévues le 7 septembre prochain.

  • Elections : Les jeunes marocains en quête d'une représentation

    Dans le cadre des mesures les plus récentes prises par le Maroc pour encourager la participation au cours des prochaines élections, le Gouvernement a adopté une nouvelle loi qui exige des partis politiques d'établir des quotas d'adhésion en faveur des jeunes.

  • Jeunes et politique : du désenchantement dans l'air ?

    Les jeunes fuient-ils la politique, tournent-ils le dos aux partis, ne croient-ils vraiment pas aux discours des leaders ? En ces temps pré-électoraux, les constats se suivent et les sondages se bousculent. Explications

  • Législatives 2007 : Partis politiques ? Connais pas trop…

    La notoriété des partis politiques serait-elle sérieusement affectée ? A en croire les résultats du dernier sondage de 2007 Daba, elle l'est en partie. A titre d'exemple, seulement 5% des sondés disent connaître une formation politique telle le PPS (Parti du Progrès et du Socialisme). Qui aurait pensé qu'un parti se prévalant du progressisme donc, en principe, proche des citoyens, particulièrement des jeunes, ne soit pas assez connu ?

  • Revers pour le PJD aux élections

    Les islamistes marocains n'ont pas réussi la percée qu'ils espéraient aux élections législatives de vendredi marquées par une abstention historique avec une participation de seulement 41%. Le Parti justice et développement qui affichait de grandes ambitions et espérait devenir sans conteste la première formation du royaume, a vu ses espoirs douchés samedi à l'aube et a aussitôt accusé ses adversaires de corruption électorale.

  • Les islamistes sont les favoris des élections au Maroc

    Les Marocains se rendent aux urnes, vendredi 7 septembre, pour élire les 325 députés de la prochaine Chambre des représentants. C'est le deuxième scrutin législatif depuis l'accession au trône de Mohammed VI, en 1999, et, pour la première fois, les islamistes du Parti de la justice et du développement (PJD) devraient, selon les enquêtes d'opinion, arriver en tête.

  • Résultats définitifs des élections

    Le ministère de l'Intérieur a annoncé, dimanche soir les résultats définitifs des élections législatives au titre des circonscriptions locales.

  • Mohammed VI désignera bientôt le Premier ministre

    Mohammed VI a décidé de recevoir, dans les jours qui viennent, les dirigeants des partis politiques marocains, dans la perspective de la désignation du futur Premier ministre, a annoncé lundi le Palais royal.