Au Maroc, les taxis (encore) en colère
Le géant américain Uber a officiellement réactivé ses services au Maroc ce jeudi 27 novembre, après une absence de sept ans. L’application est désormais opérationnelle à Casablanca et Marrakech, une nouvelle qui a immédiatement provoqué une levée de boucliers de la part des professionnels du secteur des taxis, qui dénoncent un retour opéré sans concertation.
Les syndicats n’ont pas tardé à réagir. Le secrétaire général de l’Union démocratique marocaine du transport, a qualifié ce retour d’« inacceptable ». Il estime que cette démarche risque d’intensifier les tensions et d’augmenter le rythme des sit-in et manifestations à travers le pays. Pour le représentant syndical, cette situation constitue une persistance dans le contournement des lois en vigueur, accusant les autorités de garder le silence face à ces pratiques jugées illégales.
« Nous refusons totalement ce retour »
À Marrakech, le ton est tout aussi ferme, indique Hespress. Le président de l’Association marrakchie des chauffeurs de taxi, a exprimé son rejet total de la présence d’Uber dans la ville ocre. Il s’est dit surpris par cette décision prise « sans aucune coordination préalable » avec les professionnels ou les autorités locales, évoquant des zones d’ombre autour de ce dossier.
Les représentants du secteur ont d’ores et déjà commencé à s’organiser pour riposter. Des réunions ont été tenues pour définir les étapes d’une escalade et coordonner les actions de défense du secteur. Les professionnels considèrent ce retour comme un défi explicite aux lois régissant le transport et promettent de prendre les mesures nécessaires pour protéger leurs intérêts dans les plus brefs délais.