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Besançon : menacé d’expulsion, un Marocain hospitalisé après une grève de la faim

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2 octobre 2021 - 09h20 - Marocains du monde - Par: S.A

Après de multiples refus de demande de régularisation, Ahmed, un Marocain menacé d’expulsion, s’est retrouvé hospitalisé au CHU de Besançon, jeudi 30 septembre, après un malaise. À l’origine, une grève de la faim que lui et son épouse observent depuis quelques jours, afin d’obtenir un rendez-vous avec la Préfecture du Doubs. Depuis janvier, il est sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), pour être entré en France sans visa.

Depuis mi-septembre, Ahmed et Florence avec qui il s’est marié en janvier 2020 observent une grève de la faim dans l’espoir d’obtenir un rendez-vous avec la Préfecture du Doubs. « On boit du thé, du café, parfois des bouillons », précise à France info Florence. Mercredi, son époux est pris d’un malaise après avoir avalé un morceau de sucre. « Il a fait une chute de tension, mais sa glycémie n’était pas mauvaise », raconte la quarantenaire. Le lendemain, son mari a été hospitalisé au CHU de Besançon et est déjà rentré chez lui.

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Malgré ce malaise, le couple ne renonce pas à la grève de la faim. La demande de régularisation d’Ahmed — qui a reçu une promesse d’embauche en CDI dans une entreprise de BTP — a été maintes fois rejetée. « On avait déposé un recours devant le tribunal juridique, mais nous avons reçu une réponse négative le 15 juin dernier. L’autre solution était un retour au Maroc pour y faire une demande de visa. Mais les démarches sont très longues et sa demande peut très bien être refusée », explique Florence. La préfecture n’a toujours pas accepté de recevoir le couple. « Ça pèse sur le mental. Si le préfet acceptait de nous recevoir, il verrait en face de lui deux êtres humains qui ne demandent que de rester ensemble. On voudrait lui expliquer notre projet commun. »

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Ahmed et Florence vivent mal cette situation. « C’est de plus en plus difficile, surtout que j’ai eu très peur pour mon mari. Ça n’a pas aidé. Mais on ne peut pas arrêter maintenant, il faut garder le cap. » « Mes deux enfants nous soutiennent. Mes parents et le reste de ma famille s’inquiètent. Le malaise d’Ahmed a éveillé la peur dans notre entourage », poursuit la quarantenaire.

Mots clés: France , Expulsion , Besançon , Grève de la faim

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