Melilla
SPXX0226
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Melilla, tout comme Sebta, est une enclave au nord du Maroc, occupée par l'Espagne depuis 1497, et revendiquée par le Maroc depuis son indépendance en 1956.
Les ressortissants marocains établis à Sebta et Melilla ne pourront pas participer au vote sur le projet de réforme de la constitution prévu vendredi, en raison de l'occupation espagnole de ces deux villes.
Les passeports marocains où Melilla et Sebta figurent en tant que villes marocaines ne sont pas légaux aux yeux de la loi espagnole, a affirmé cette semaine le délégué du gouvernement de Melilla, Antonio María Claret, cité par l'agence Europa Press.
Le Parti Populaire espagnol qui gouverne la ville de Melilla, a présenté un projet de loi visant à inclure toutes les îles Zaffarines (Jaâfarines) et les rochers marocains sous la souveraineté régionale de Melilla, conformément au projet de régionalisation espagnol articulé en seize régions, une région autonome et deux villes jouissant d'un statut indépendant (Sebta et Melilla).
Mariano Rajoy, président du parti Populaire espagnol en visite mardi à Melilla, aurait promis l'élargissement de l'enclave de 50 hectares supplémentaires.
Quelque mille ressortissants musulmans de l'enclave espagnole Melilla, ont participé samedi après la prière d'Al Assr, à une marche pour protester contre l'interdiction des importations de viande, de volaille et de poisson du Maroc, qui leur coûtent moins chères, rapporte le quotidien El Pais.
Le Parti Populaire (droite) espagnol a remporté les élections locales du 22 mai à Melilla, avec 53,37% des voix, au grand mécontentement de bon nombre des citoyens d'origine marocaine de l'enclave.
L'unique taureau Osborne d'Afrique, surplombe Melilla et les localités marocaines voisines de l'enclave depuis vendredi.
Melilla semble renouer avec les émeutes depuis les élections locales du 22 mai dans l'enclave.Les promesses non tenues faites aux jeunes musulmans par le parti au pouvoir, seraient à l'origine de nombreux affrontements.
Un Marocain s'est immolé par le feu pour une raison encore inexpliquée, samedi après-midi du côté espagnol de la frontière de Bni Nssar, à Melilla.