Meurtre du mari de Rym Fikri : la défense contre-attaque
Le procès des accusés dans le meurtre du mari de la chanteuse marocaine Rym Fikri s’est poursuivi ce mardi. Devant la cour d’appel de Casablanca, l’accusation et la défense se sont vivement opposées sur la validité des procédures policières.
Lors de l’audience, le procureur général a balayé les vices de forme soulevés par les avocats. Le magistrat a justifié la flagrance des délits par la découverte de résine de cannabis et de faux papiers dans le véhicule d’un mis en cause. Il a également assuré que la fouille du téléphone s’est faite avec l’accord explicite du propriétaire et que l’absence d’interprète était justifiée, Reda Abakrim, alias « Turbo », comprenant l’arabe oralement.
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La réplique des avocats a été immédiate. Ce dernier a reproché au parquet de s’appuyer sur des textes de loi récents plutôt que sur ceux en vigueur au moment des faits. La défense a pointé de multiples irrégularités de procédure, dénonçant notamment le fait que l’identité de la personne convoquée par la police judiciaire n’ait pas été clairement établie, en violation de l’article 66 du code de procédure pénale.
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Les critiques ont ensuite visé la perquisition menée au domicile de l’un des accusés. L’équipe de la défense a contesté la légalité de cette opération, soulignant qu’elle s’est déroulée en l’absence du propriétaire des lieux ou d’un représentant légal. Sans autorisation judiciaire préalable, les avocats estiment que la qualification de flagrant délit, utilisée pour justifier cette intervention policière, est sans fondement.