Mon nom est chômage : Le racisme des entreprises

- 00h36 - France - Ecrit par :

Selon un rapport adopté mercredi 29 mai par le Conseil économique et social français, la discrimination raciale en France se vérifie au quotidien dans le monde du travail, où ce qu’on surnomme "le plafond de verre" bloque l’acès des jeunes diplômés issus de l’immigration aux portes des entreprises.

On a parlé de la montée de l’extrême droite dans le domaine politique, pourtant point n’est besoin de voter FN pour exprimer sa xénophobie. Les employeurs français ont choisi leur arme : le recrutement. Ou plutôt le non recrutement ! Dans son rapport d’étude, Mouna Viprey, chercheuse à l’Institut de recherche économique et sociale (IRES) dénonce les pratiques d’une " réalité extra - économique, non rationnelle".

Cette réalité conduit à un taux de chômage des jeunes diplômés issus de l’immigration de 11%, soit le double du taux de chômage des jeunes diplômés nés de parents français, et ce plus spécifiquement dans le milieu des cadres, pour qui le taux de chômage est deux fois plus élevé que celui de la moyenne de la population active nationale. Toutefois, il est difficile de démontrer la discrimination, car les victimes sont souvent naturalisées et ne se distinguent donc pas en tant qu’étrangers dans les statistiques.

Ce phénomène a mené à une dérive inquiétante, celle de la négation de l’identité, que proposent les dispositifs d’accueil et d’aide à la recherche de l’emploi (ANPE, mission locale, CIO) en invitant les jeunes à la nomination trop typée à changer de prénom sur les papiers de candidature.

Pour remédier à cette discrimination, SOS Racisme, associée à une dizaine de grandes entreprises françaises, a décidé de lancer, à la rentrée 2002, une opération d’embauche préférentielle de jeunes des quartiers, avec le slogan "A votre tour de dégoter un Zidane".

Cependant, il serait bon de se demander si cette préférence ne risque pas de déplaire à ces jeunes qui revendiquent leur droit au travail et leurs compétences durement acquises au même titre que les autres diplômés, et non la complaisance.

Source : 2m.tv

  • Discriminations à l'embauche : ça ne va plus être possible

    La photo de groupe a de quoi surprendre. Côte à côte, l'éminence grise du patronat français, Claude Bébéar, président du Conseil de surveillance d'AXA et stratège, chez Vivendi, de l'éviction de Messier ; les PDG de Schneider, Suez, Mac Donald's et... Malek Boutih, président de SOS Racisme.

  • Les candidats “beurs” encore trop rares

    Ils réfutent catégoriquement la qualification de « beur de service », mais déplorent la frilosité de leurs formations respectives : les Français d'origine maghrébine candidats aux législatives se comptent encore sur les doigts de la main.

  • L'implication des jeunes beurs dans le débat politique en France

    A la veille des élections présidentielles en France, une question revient comme un leitmotiv : y-a-t-il un vote franco-maghrébin et si oui à qui profitera-t-il ? Ce vote dit « beur » intrigue et suscite en effet des interrogations parmi les journalistes, les politologues et autres spécialistes de l'immigration.

  • Enquête chez les beurs déçus par la gauche

    Au soir du 5 mai, qui n'a pas noté les drapeaux algériens, tunisiens et marocains et qui n'a pas vu les visages réjouis des beurs venus fêter la victoire de Jacques Chirac ? Bien sûr, ces Français issus de l'immigration s'étaient mobilisés pour contrer le Front national, même si nombre d'entre eux ne redoutaient pas véritablement l'arrivée de Jean-Marie Le Pen au pouvoir.

  • Les pendules à l'heure de l'immigration

    L'étude du commissariat du Plan estime que la France n'a besoin de faire venir que de 120.000 étrangers par an.

  • Français d'origine étrangère : l'échec de l'intégration citoyenne

    Si le record de candidatures aux législatives est largement battu - plus de 8 000 -, celles de Français d'origine immigrée sont très peu nombreuses. Loin de l'image d'une France black, blanc, beur. Il n'y a même aucune chance de voir, à partir du 16 juin, un beur ou une black siéger à l'Assemblée. Cel les et ceux qui se sont lancés dans la bataille électorale l'ont fait par militantisme ou pour rendre service. Parfois même avec la désagréable certitude de jouer le rôle de « l'immigré de service ». « Les grandes formations n'ont pas joué le jeu de candidat crédible », constate Vincent Geisser, chercheur au CNRS.

  • Marocains de France, pilier de la coopération maroco-française

    Le secrétaire d'Etat français au Commerce, aux PME, à l'Artisanat et aux Professions libérales, Renaud Dutreil, a plaidé à Paris, pour la mise en place d'un réseau pour accompagner les projets d'investissement entre PME marocaines et françaises.

  • France : amère leçon d'une élection

    L'Association « Trait d'union Maroc - Europe » a publié un communiqué à la suite du premier tour des élections présidentielles françaises . Voici le texte de ce communiqué intitulé « Appel à voter » : « Nous tous qui croyons en ce pays d'accueil et aux valeurs démocratiques de la France, nous qui avons toujours observé une parfaite neutralité politique, nous pensons aujourd'hui qu'il est extrêmement important, et même nécessaire, de prendre position en faveur de Jacques Chirac, eu égard aux résultats du premier tour de la campagne présidentielle française.

  • France : en souvenir de Brahim Bouaâram

    M. Ahmed Ghayet de l'association Maillages appelle à voter Jacques Chirac au second tour des élections françaises, le 5 mai prochain, "pour la mémoire" de Brahim Bouaâram, qui a été assassiné en 1995 par des manifestants du Front national et jeté à la Seine.

  • Ahmed Ghayet, le "pote" d'ici et de là-bas

    A la suite des actions entreprises par le réseau Maillage à l'initiative des jeunes Marocains de France, en guise de soutien aux jeunes Marocains des quartiers défavorisés, La Nouvelle Tribune a approché M. Ahmed Ghayet. A l'origine de cette initiative, le conseiller d'Elisabeth Guigou, ministre française chargée de l'Emploi et de la solidarité, nous a consacré un entretien où il évoque son parcours, ses idées et ses projets.