MRE, ne votons pas en 2007 au Maroc !

- 01h50 - Maroc - Ecrit par : L.A

Le droit à la participation politique au travers du vote et de l’éligibilité aux élections législatives au Maroc est l’une des revendications majeures des citoyens marocains de l’étranger.

Il n’est pas inutile de rappeler ici que ce droit fondamental a fait et continue de faire l’objet d’une revendication constante depuis longtemps déjà, afin que chaque marocaine et chaque marocain de l’étranger puisse exercer pleinement sa citoyenneté dans son pays d’origine. En effet on ne compte plus le nombre de colloques, séminaires, conférences et pétitions consacrés à ce sujet.

Plutôt que de dénier ouvertement ce droit à près d’un citoyen sur dix, les autorités ont crû bon d’en conditionner l’exercice en se fondant sur l’obligation de présence sur le territoire, obligation ne figurant nulle part dans la constitution. Cette condition est d’autant plus suspecte, que beaucoup d’entre nous a exercé ce droit par le passé et dans le pays de résidence, notamment à l’occasion de référendums.

D’aucuns savent que, peu ou pas, aura le temps et les moyens de se rendre au Maroc au mois de septembre, au moment de la rentrée scolaire, afin d’y déposer son bulletin de vote dans une circonscription qu’il ne connaît pas, pour un candidat qu’il ne connaît pas, mais au prix d’un sacrifice financier dont il connaît déjà le montant.

Qui d’entre nous, aura « l’audace » de se porter candidat dans une circonscription dans laquelle il ne vit et ne vivra pas ?

Nous avons dénoncé en son temps cette « mesurette » et nous le réitérons aujourd’hui en appelant solennellement les MRE à ne pas participer aux élections législatives de 2007. D’ailleurs la campagne d’inscription dans les consulats des nouvelles générations n’a pas eu un franc succès.

Aussi qu’en est-il du droit des MRE de rectifier leurs inscriptions sur les listes électorales ? le feront ils au Maroc ou au consulat ?
Notre appel s’adresse également aux médias nationaux que nous invitons à ne pas se discréditer en surestimant volontairement l’afflux des MRE afin d’exercer « l’ersatz de droit de vote » qui leur a été concédé au lieu et place d’un droit légitime, plein et entier, subordonné à aucune condition autre que celles prévues par la constitution.

Pour nous autres les signataires de cet appel, nous constatons que les MRE ont été simplement exclus des élections législatives de 2007 (comme ils l’ont déjà été en 2002) et qu’il s’agit ici d’une régression par rapport au discours royal fondateur du 6 novembre 2005, lequel indiquait explicitement que les MRE voteraient dans des circonscriptions législatives électorales à l’étranger.

Les autorités marocaines ont invoqué une multitude d’obstacles (techniques entre autres) pour justifier le recours à une « démarche progressive » dans le recouvrement du droit du vote des MRE. Soit, mais qu’en est il justement des étapes futures et jalons de ce cheminement d’avenir, force est de constater que rien ou presque n’a été mis en œuvre à ce sujet.

Enfin, le Conseil Consultatif des Droits de l’Homme (CCDH) qui est chargé d’organiser de larges consultations avec les MRE afin de remettre un avis consultatif au Roi concernant la création du Conseil Supérieur de la Communauté Marocaine à l’Etranger, compte organiser fin mai – début juin 2007 à Rabat, le 4ème et dernier séminaire sur le thème "Citoyenneté et participation ».

Nous appelons de tous nos vœux que la thématique de la représentation des citoyens marocains à l’étranger dans les institutions nationales au Maroc soit programmée de manière centrale, pour qu’elle soit débattue dans la sérénité et de manière constructive.

Fait à Paris, le 10 mai 2007
Pour le Collectif, le comité de suivi.

Pour signer cet appel, nous vous invitons à prendre contact avec le collectif à travers les deux sites web suivants :

Congress Mondial
CNMF

  • Les MRE doivent voter lors des élections législatives

    Suite à la sortie de son ouvrage, “La fracture citoyenne” , Le Professeur Belguendouz a bien voulu accorder une interview aux lecteurs de La Nouvelle Tribune. Il y évoque l'évolution de nos systèmes politiques et surtout de l'encrage des MRE dans la société civile.

  • Maroc : Des MRE soucieux de leur représentativité politique

    L'intérêt porté par les Marocains résidant à l'étranger (MRE) aux questions de participation politique et institutionnelle est réel. La ponctualité et le nombre d'ONG marocaines à l'étranger présentes à Rabat les 2 et 3 juin courant dans le cadre de la commission du Conseil consultatif des droits de l'Homme (CCDH) chargée d'organiser le débat autour de la question du Conseil supérieur pour la communauté marocaine à l'Etranger (CSCME) en donnent la preuve. Les débats structurés en quatre séminaires étaient des plus sérieux.

  • Les MRE privés d'isoloir dans les pays d'accueil !

    Pour les prochaines législatives, c'est quasiment loupé pour les MRE. Ils doivent, en effet, voter au Maroc et nulle part ailleurs. Pour se porter candidat, un Marocain résidant habituellement à l'étranger n'a pas le choix : il doit rentrer au pays d'origine quelques mois avant le scrutin afin de remplir les conditions stipulées par deux lois et un décret d'application. Tout cela n'est guère motivant. Ni pour voter, ni pour se porter candidat.

  • L'appel de Strasbourg pour le CSCME

    Nous, les signataires de cet appel, réunis au sein de la Coordination du Collectif des Marocains d'Europe, considérons qu'il est de notre devoir, en tant qu'acteurs associatifs issus de l'immigration marocaine, d'apporter notre contribution au débat et à la réflexion engagés au sujet de la mise en place future, du Conseil Supérieur de la Communauté Marocaine à l'Etranger.

  • MRE/législatives : Choc des maux et soif des urnes

    L'opération Transit 2007 sera d'un goût amer cette année. Les « Marocains d'ailleurs » seront les spectateurs impuissants de la précampagne et de la campagne électorale. En effet, pour pouvoir voter lors des prochaines législatives, un Marocain résidant à l'étranger (MRE) doit se déplacer au Maroc. Encore faut-il qu'il ait effectué auparavant son inscription sur les listes électorales. Pour pouvoir se porter candidat, il devrait s'établir au Maroc plusieurs mois avant le scrutin, pour remplir les conditions exigées par la loi électorale. C'est dire que la communauté des « Marocains du monde » sera purement et simplement absente du rendez-vous démocratique du 7 septembre prochain.

  • Législatives 2007 : Des MRE sur les listes

    Deux Marocaines issues de l'immigration ont été retenues pour figurer sur la liste féminine du PJD. Le parti islamiste bouclera la liste de ses candidates dans les jours à venir.

  • Les Marocains de l'étranger misent sur Abbas El Fassi

    S'il y a des Marocains auxquels personne n'a pensé à demander leur avis sur la nomination, inattendue et très largement commentée, de Abbas El Fassi à la tête du gouvernement, ce sont bien les Marocains du monde, ceux que l'on a pris coutume d'appeler Marocains Résidents à l'Etranger (MRE). Pourtant, la diaspora marocaine et ses trois millions de membres espèrent beaucoup du nouveau Premier ministre et du futur gouvernement qu'il constituera dans les jours à venir.

  • Peu de Marocains installés à l'étranger iront aux urnes

    Déception, amertume, indifférence,… autant de termes qui peuvent traduire le sentiment de la diaspora marocaine suite à la décision prise par les pouvoirs publics d'accorder le droit de vote (et l'éligibilité) aux Marocains du monde, mais sous conditions Tout d'abord, tout citoyen marocain installé à l'étranger et désireux de participer activement à la vie politique doit impérativement être inscrits sur les listes électorales (en fonction du lieu d'origine de ses parents).

  • Pour ou contre le vote de la communauté marocaine de l'étranger

    Voici des années que les associations de Marocains résidant à l'étranger (MRE) bataillent pour obtenir le droit de vote. Aujourd'hui, les « Marocains d'ailleurs », exclus de toute autre votation, ne peuvent s'exprimer que par référendum.

  • Nezha Chekrouni : “Je serai de la partie en 2007”

    A mi-chemin du programme de consultations destinées aux MRE, sous la houlette d'un Comité d'expert du CCDH, Nezha Chekrouni, Ministre chargée des Marocains résidents à l'étranger, s'exprime sur les travaux initiés jusqu'à présent, sur la création du Conseil Supérieur, sur le vote en 2007 de cette communauté,…