Du nouveau pour le tunnel Maroc - Espagne
Le gouvernement espagnol vient de débloquer 1,73 million d’euros supplémentaires pour accélérer les études du tunnel ferroviaire reliant l’Espagne au Maroc. Ce financement marque une étape décisive vers la concrétisation de cette infrastructure historique sous le détroit de Gibraltar.
Selon les informations révélées par Vozpopuli, ce transfert alloué pour l’exercice 2026 soutiendra l’activité technique de la Secegsa. Cette entité publique, rattachée au ministère des Transports, a pour mission de coordonner les recherches complexes de ce chantier transcontinental.
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L’effort financier de l’État en faveur de cette société dépasse désormais les 9,61 millions d’euros depuis 2022. Une enveloppe globale qui contraste radicalement avec les 50 000 euros d’aides annuelles versées avant la relance des relations bilatérales hispano-marocaines en 2023.
Ce projet historique prévoit l’intégration de lignes à grande vitesse capables de connecter directement l’Afrique du Nord à plusieurs pays de l’Union européenne. Cette envergure continentale permettrait à l’infrastructure d’être éligible à un financement direct de la part de Bruxelles.
Une transition vers l’opérationnel de ce tunnel Maroc - Espagne
L’entreprise d’ingénierie Ineco a été chargée d’actualiser l’avant-projet d’ici juin 2026 grâce à des fonds européens. Cette commande amorce officiellement la « transition des études conceptuelles vers une phase préopérationnelle inédite », dont l’objectif est de définir avec précision les coûts, les délais et la méthodologie de construction.
Les équipes techniques se concentrent sur la conception d’une galerie de reconnaissance expérimentale, une étape indispensable pour vérifier la nature du terrain avant toute excavation massive. L’appel d’offres pour le projet de base de cette première installation pourrait être lancé dès l’année 2027.
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L’étude du sous-sol représente un défi majeur en raison de failles actives et d’épisodes sismiques locaux, imposant une coopération scientifique très étroite entre les deux pays. Les évaluations préliminaires estiment qu’il faudra environ une décennie de travaux et près de 8,5 milliards d’euros d’investissements côté espagnol pour achever l’ouvrage.