Ouled casa, ouled chicago

- 17h56 - Maroc - Ecrit par :

Notre pays bénéficie d’une cote de confiance non négligeable à l’étranger : en effet quel est le pays qui accepterait d’envoyer ses propres enfants dans un pays dont il n’est pas sûr ?

En ce moment même une centaine de jeunes Américains, originaires de Chicago sont dans nos murs et pas pour une visite purement touristique dans des endroits commus mais pour un véritable bain au sein de la population. Rencontres avec des lycéens au cœur de quartiers populaires, déjeuner dans des familles, spectacles en commun avec nos jeunes... à Casa, Rabat, Marakkech. Il est de bon ton dans certains milieux aujourd’hui de voir derrière chaque action citoyenne, derrière chaque association de terrain, la main de ce qu’ils nomment le « Makhzen ». Outre une grande méconnaissance de ce phénomène social qui est en passe de devenir l’engagement associatif (notamment chez les jeunes et chez les femmes), cela révèle aussi un grand manque de confiance. Avec des « amis » de cet accabit en notre sein, qu’attendre de nos ennemis à l’extérieur. Jeter la pierre à des associations qui -avec peu de moyens- réunissent ce que malheureusement les partis ne font plus et oublier que la presse et les partis politiques justement vivent en grande partie de subventions de l’Etat, est partial. Et puis que l’on nous dise enfin su le Makhzen est un ennemi. Le Makhzen -jusqu’à preuve du contraire- c’est notre pays, ce sont nos institutions, c’est notre société : en un mot c’est nous tous.Et c’est justement ce que nous devons transmettre à nos jeunes : l’envie de vivre ensemble, les valeurs qui nous rassemblent, le sens du civisme, l’amour du pays et non pas ériger le nihilisme en valeur suprême, la critique systématique comme gage d’indépendance et la vision d’un Etat ennemi. La jeunesse est heureusement de plus en plus hermétique à ce discours : elle qui veut construire son avenir dans ce pays, qui s’engage et choisit de « faire confiance » et d’aller de l’avant plutôt que se lamenter. Le spectacle de ces jeunes de Casablanca et de Chicago, ensemble à Ben M’Sik, au complexe sportif Mohammed V, sur la place de la Casablancaise, jouant ensembles, se comprenant à demi-mot, et dépassant tous les clichés est grandement rassurant. Rassurant sur l’état d’esprit de nos jeunes, rassurante pour l’avenir et édifiant sur ce qu’aujourd’hui le monde associatif est capable de réaliser. Car ce « mixage » ouled Casa-ouled Chicago est dû à une association : « l’association du Comité de jumelage Casablanca-Chicago »
Vendredi prochain à 17 heures au Centre social Omar Ibn El Khattab à Derb Mila, des jeunes de différents quartiers organisent un débat sur « Jeunesse, loisirs, citoyenneté ». Ils en ont choisi le thème, le lieu, les intervenants et ne se sont fait dicter leurs choix par personne. Venez donc discutez avec eux, écouter leurs idées, leurs propositions et peut-être serez-vous impressionnés par leur lucidité, leur volonté et leur envie de dépasser les clichés éculés. Une immersion au sein de cette jeunesse, au cœur des quartiers ferait le plus grand bien à nombre de « bien-pensants » : un vrai bain de marocanité.

Ahmed GHAYET - Aujourd’hui le Maroc

  • Jumelage Casablanca-Chicago

    En mars 2004, la première semaine de Chicago à Casablanca a connu un franc succès. L'Association du comité de jumelage Casablanca-Chicago récidive en organisant, du 18 au 24 mars, « la deuxième semaine de Chicago » avec la participation d'une importante délégation américaine et en collaboration avec la Wilaya du Grand Casablanca et le Conseil de la ville de Casablanca.

  • Marocains de l'étranger : La stratégie

    Je voudrais, le temps de cette chronique, revenir à mes premières amours -qui comme le dit la chanson- en vérité durent toujours : je veux parler de la cause de la jeunesse issue de l'immigration. Bien que totalement investi aujourd'hui au sein de la jeunesse ici au pays, je continue de m'intéresser à celle de l'étranger.

  • Casablanca : La Banque mondiale à la rescousse de Sidi Moumen

    Le programme pilote qui englobe aussi bien l'alphabétisation que l'enseignement non formel et la formation professionnelle est initié par les comités (américain et marocain) de soutien au jumelage de Casablanca-Chicago.

  • Le Lien des jeunes issus de l'immigration avec le Maroc

    une forte proportion des beurs a vécu la socialisation primaire dans le pays d'accueil, soit parce qu'ils y sont nés, soit qu'ils sont arrivés très jeunes. L'enseignement obligatoire est un facteur primordial dans ce processus, même s'il nécessite parfois, le recours au dispositif de soutien aux élèves allophones ou en difficulté. Cet acquis ne supprime pas les inégalités sociales face à l'enseignement et à la formation, ce qui engendre des handicaps majeurs.Ces handicaps ajoutés à la discrimination à l'emploi et la mal-vie due à la ségrégation résidentielle, engendrent une révolte contre ce groupe de marginalisés et de dominés.

  • Création à Chicago d'une association de professionnels maroco-américains "MAPA"

    Une Association de professionnels maroco-américains (MAPA) a été créée à Chicago pour apporter une assistance à la communauté marocaine et développer un réseau d'affaires entre les professionnels maroco-américains.

  • Des jeunes Marocains au Bahreïn

    Dans le cadre des échanges culturels de jeunes, et en application des protocoles d'accord et des conventions de partenariat reliant le Royaume du Maroc et le Royaume de Bahreïn en matière d'activités de jeunesse, le secrétariat d'Etat chargé de la Jeunesse organise, entre le 28 décembre et le 9 janvier, un séjour culturel au Royaume de Bahreïn en faveur de dix jeunes Marocains, dont des filles, issus des villes suivantes : Rabat, Casablanca, Marrakech, Tétouan et Figuig.

  • Une délégation hawaienne au Maroc

    Le conseil de la région de Rabat- Salé-Zemmour-Zaër et l'Etat du Hawaï entendent établir des relations privilégiées d'amitié et de partenariat. C'est ce qui ressort de la réunion, vendredi dernier, d'une délégation représentant cet Etat américain avec le wali de la région et le président du conseil régional.

  • La communauté marocaine au Danemark plaide pour une liaison aérienne directe

    Mohamed Badida, homme d'affaires marocain résidant au Danemark depuis vingt ans, projette d'investir dans le tourisme marocain. Né dans une famille pauvre de la région de Aïn Aïcha, dans la province de Taounate, Badida est devenu un investisseur au Danemark et dirige aujourd'hui une entreprise de services, qui comprend une filiale import export au Danemark. Il est également propriétaire d'une chaîne de restaurants en Belgique.

  • La longue « marche des beurs »

    La politique et les politiques ont échoué dans leur politique d'insertion sociale d'une jeunesse métissée, une jeunesse pour qui le mot intégration n'a plus de sens.

  • Ferdaous, une graine de star

    Ferdaous est la toute jeune venue dans le monde de la chanson marocaine. Pour son baptême du feu, elle vient de lancer sur le marché son premier album, « Mounajate », et compte bientôt surprendre le public Marocain par un vidéo-clip. Entretien avec une chanteuse qui fait déjà parler d'elle.