72 000 passages à Sebta : Sánchez accuse le Maroc de défaillance

- 08h00 - Espagne - Ecrit par : Nadia El A.

Pedro Sánchez attribue désormais ouvertement l’afflux migratoire exceptionnel survenu à Sebta à une défaillance du dispositif marocain. Le chef du gouvernement espagnol réclame des explications à Rabat, tout en refusant toujours de l’accuser d’avoir délibérément organisé les passages.

« Il est évident que son contrôle des frontières a échoué. » Interrogé par CNN à New York, où il participe à l’Assemblée générale des Nations unies, Pedro Sánchez a directement mis en cause l’efficacité du dispositif déployé par le Maroc autour de Sebta.

Quelque 72 000 personnes avaient rejoint l’enclave espagnole les 30 et 31 juillet, à pied ou à la nage depuis le territoire marocain. La majorité était retournée au Maroc dans les heures ou les jours suivants, mais plusieurs milliers de migrants sont restés sur place, provoquant une saturation des capacités d’accueil.

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Le Premier ministre affirme que l’Espagne enquête toujours sur les circonstances de cet afflux sans précédent. Madrid a également demandé à Rabat de fournir des réponses et de prendre les mesures nécessaires afin d’empêcher qu’une situation similaire ne se reproduise, rapporte EFE.

Sánchez refuse toujours d’accuser Rabat d’avoir organisé l’afflux

Cette déclaration ne signifie toutefois pas que le gouvernement espagnol considère l’opération comme ayant été planifiée par les autorités marocaines. Pedro Sánchez maintient qu’aucune preuve solide ne permet, à ce stade, d’affirmer que Rabat a conçu ou organisé les passages massifs.

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Pedro Sánchez insiste néanmoins sur la nécessité de préserver une relation positive avec le Maroc. Cette coopération est notamment indispensable pour organiser le retour des migrants qui ne peuvent prétendre à une protection internationale en Espagne.

Le gouvernement espagnol doit parallèlement examiner la situation des personnes restées à Sebta. Les éventuelles demandes d’asile doivent être étudiées individuellement, tandis que les mineurs non accompagnés ne peuvent pas être renvoyés sommairement. Sánchez assure que l’Espagne cherchera à rétablir l’ordre sans porter atteinte à la dignité des migrants.