Sánchez critique les contrôles marocains, puis débloque 170 millions pour corriger les failles

- 19h00 - Espagne - Ecrit par : Sébastien A.

Pedro Sánchez accuse les contrôles marocains d’avoir cédé lors des passages massifs vers Sebta. Il salue désormais le déploiement de Rabat et prévoit 170 millions d’euros pour renforcer le dispositif espagnol.

Depuis New York, où il participait à l’Assemblée générale des Nations unies, le chef du gouvernement espagnol a maintenu ses reproches sur les événements du 30 juillet. Les mécanismes marocains de contrôle de la frontière n’ont pas été suffisants, a-t-il affirmé.

La veille, lors d’un entretien accordé à CNN, Sánchez avait demandé au Maroc des « réponses » et des « mesures ». Il assure tenir la même ligne depuis le début de la crise : Rabat n’a pas empêché les passages, mais Madrid ne dispose pas de preuve démontrant que le gouvernement marocain les aurait organisés.

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Le ton change lorsque Sánchez évoque la situation actuelle. Face aux nouvelles menaces de passages massifs, le Maroc a renforcé son dispositif policier autour de Sebta. Le dirigeant espagnol salue cette mobilisation et demande aux partis prompts à critiquer Rabat de reconnaître également son action.

L’Espagne renforce aussi son propre dispositif

Madrid va parallèlement investir 170 millions d’euros dans la protection des frontières de Sebta et Melilla. Sánchez reconnaît que les moyens espagnols déployés jusqu’à présent ne suffisent pas, rapporte EFE.

Après avoir demandé au Maroc de consolider ses contrôles, l’Espagne doit donc renforcer les siens. Ces investissements doivent permettre d’améliorer la surveillance et la protection des deux enclaves.

Sebta recevra également 309 millions d’euros d’aides d’ici la fin de l’année. Cette enveloppe doit soutenir la ville, toujours confrontée à l’hébergement, à l’identification et au traitement administratif des personnes restées sur place.

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Sánchez défend la gestion des migrants menée depuis la crise. Il affirme que les opérations de relogement, de tri et d’entretien avancent correctement et attaque le vocabulaire employé par certains partis espagnols : « Dire qu’un enfant de dix ans est un envahisseur, cela paraît étrange. »