Immobilier au Maroc : payer en cash va désormais coûter très cher

- 17h00 - Maroc - Ecrit par : Bladi.net

La chasse au cash est ouverte. À partir du 1ᵉʳ juillet prochain, acheter un bien immobilier ou un fonds de commerce en espèces sera pénalisé fiscalement. La Direction Générale des Impôts (DGI) appliquera une surtaxe de 2 % si le paiement n’est pas traçable.

C’est un avertissement clair aux acheteurs et investisseurs : laissez vos valises de billets à la maison. Dans le cadre de la Loi de Finances 2026, l’État serre la vis sur les transactions financières opaques. La Direction Générale des Impôts vient de confirmer l’entrée en vigueur, dès cet été, d’une nouvelle pénalité visant à encourager la transparence des paiements.

Concrètement, tout achat de bien immobilier (appartement, terrain, maison) ou de fonds de commerce dont la valeur dépasse 300 000 dirhams sera soumis à des droits d’enregistrement supplémentaires de 2 % si le mode de paiement n’est pas certifié.

Cette mesure punitive s’applique si :
• Le contrat de vente ne mentionne pas précisément les références du paiement.
• Le paiement est effectué en espèces.

Exemple : Pour l’achat d’un appartement à 1 million de dirhams payé entièrement en espèces, l’acheteur devra s’acquitter de 20 000 dirhams de taxes supplémentaires, en plus des frais d’enregistrement classiques.

Comment éviter cette taxe ?

Pour échapper à cette pénalité, la DGI impose l’utilisation de moyens de paiement traçables. L’acte de vente doit obligatoirement prouver que la transaction a été réglée via :
• Chèque barré non endossable ;
• Virement bancaire ;
• Effet de commerce (lettre de change) ;
• Moyen de paiement électronique ;
• Ou par compensation.

Bon à savoir : Si vous payez une partie par chèque et une partie en espèces, la surtaxe de 2 % ne s’appliquera que sur le montant versé en liquide.

Cette disposition, qui entrera en vigueur pour tous les actes rédigés à partir du 1ᵉʳ juillet 2026, vise à lutter contre l’informel, le blanchiment d’argent et la fraude fiscale, en forçant la bancarisation des grandes transactions.

  • Payer un bien immobilier en cash au Maroc devient une très mauvaise idée

    La Direction Générale des Impôts (DGI) serre la vis sur l'usage du cash dans les transactions immobilières. Dans la nouvelle mouture du Code Général des Impôts (CGI) pour l'année 2026, une disposition introduit un droit d'enregistrement supplémentaire de 2 % pour les opérations dont le paiement n'est pas traçable. Cette mesure entrera en vigueur le 1ᵉʳ juillet prochain.

  • Maroc : payer en cash coûtera plus cher

    Le gouvernement prévoit de surtaxer de 2 % les transactions immobilières et cessions de fonds de commerce réalisées sans trace bancaire. La mesure fiscale, inscrite dans le projet de loi de finance 2026, vise à réduire l'usage du cash, renforcer la transparence et promouvoir la bancarisation des paiements.

  • Le Maroc croule sous le cash

    L'usage du cash au Maroc continue de progresser pour atteindre 30 % du Produit Intérieur Brut (PIB), une tendance inverse à la dynamique mondiale de digitalisation des paiements. Selon les statistiques de Bank Al-Maghrib (BAM), le volume de la monnaie en circulation s'est établi à 475 milliards de dirhams à fin octobre 2025. Cette prépondérance du cash concerne 77 % de l'ensemble des transactions nationales, un phénomène ancré par des facteurs socio-culturels et le poids du secteur informel.

  • Change de devises : Fini le tout-espèces, le paiement par carte arrive dans les bureaux de change

    L'Office des changes modernise les opérations de change manuel. La circulaire n° 3/2025 autorise désormais les opérateurs à utiliser des terminaux de paiement électronique pour l'achat de devises et à délivrer des cartes en dirhams, diversifiant ainsi les moyens de règlement au-delà des espèces.

  • Immobilier au Maroc : vous payez en cash ? ce sera plus cher !

    Le projet de loi de finances 2026 marque un tournant dans la stratégie de l'État marocain pour réduire la circulation des liquidités hors des circuits bancaires. Le gouvernement introduit des mesures fiscales coercitives, dont une surtaxe spécifique sur les transactions immobilières non tracées, afin de forcer la bancarisation de l'économie et de lutter contre l'informel.

  • Pourquoi le cash reste encore le grand roi au Maroc

    Le cash reste roi au Maroc, mais le digital gagne du terrain grâce à l'intervention de l'État. Dans son rapport annuel 2024 sur les infrastructures de paiement, Bank Al-Maghrib (BAM) dresse le constat d'une économie encore dominée par les espèces, tout en soulignant l'essor spectaculaire des portefeuilles électroniques (M-Wallets), portés par la distribution des aides sociales directes.

  • Maroc : La nouvelle retenue à la source de la TVA arrive, ce qui va changer pour les entreprises

    La Direction générale des impôts (DGI) a annoncé la mise en œuvre progressive d'un mécanisme de retenue à la source de la TVA sur les prestations de services, conformément à la loi de finances 2026. Cette réforme vise à sécuriser les recettes fiscales en transférant la responsabilité de la collecte de la taxe vers les grandes entreprises et les institutions financières.

  • Office des Changes : du changement pour la dotation

    Une nouvelle réglementation des opérations de change entre en vigueur suite à la diffusion d'une circulaire de l'Administration des Douanes ce lundi 19 janvier 2026. Les nouvelles dispositions modifient les plafonds des dotations en devises pour les résidents et les Marocains du monde, touchant aussi bien les voyages que les séjours d'études.

  • Maroc : vers la fin du cash ?

    Le cash règne toujours en maître au Maroc avec 444 milliards de dirhams en circulation, mais sa croissance s'essouffle pour la première fois depuis dix ans. L'amnistie fiscale et la montée du digital ont amorcé un virage discret dans les habitudes de paiement des Marocains en 2024.

  • Maroc : les clients d'un promoteur immobilier pris au piège

    L'affaire risque de faire grand bruit à Casablanca. Un influent promoteur immobilier de Bouskoura est accusé de pressurer ses clients pour obtenir des paiements en espèces, alors même que son projet est lourdement hypothéqué et juridiquement invendable. Révélations sur une course contre la montre aux allures de fuite en avant.