Les Premiers ministres priaient près du roi Mohammed VI : que va-t-il se passer avec El Mansouri ?
La nomination de Fatima Ezzahra El Mansouri soulève une question de protocole religieux : quelle place occupera la première femme cheffe du gouvernement lors des prières officielles auxquelles ses prédécesseurs participaient auprès de Mohammed VI ?
Dans son portrait publié ce 3 octobre, El País relève que les précédents chefs du gouvernement priaient aux côtés du souverain lors de cérémonies comme l’Aïd al-Adha. Les femmes prient habituellement dans des espaces distincts de ceux des hommes.
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Le quotidien espagnol évoque une dispense des oulémas pour permettre sa participation à ces cérémonies. Il présente cette possibilité sans faire état d’une décision prise pour El Mansouri.
Désignée le 29 septembre par Mohammed VI, la dirigeante du PAM a été chargée de former le gouvernement après la victoire de son parti aux législatives. Son accession à cette fonction introduit une situation nouvelle dans un cérémonial jusqu’ici organisé autour de chefs de gouvernement masculins.
Le rôle religieux du roi inscrit dans la Constitution
Ces cérémonies réunissent les dimensions politique et religieuse de la monarchie. Mohammed VI y participe en qualité d’Amir Al-Mouminine, Commandeur des croyants. La présence des responsables de l’État s’inscrit dans ce cadre.
L’article 41 de la Constitution confie au souverain la présidence du Conseil supérieur des oulémas. Celui-ci étudie les questions que le roi lui soumet et constitue la seule instance habilitée à prononcer les consultations religieuses officiellement agréées. Cet article fixe ses compétences, sans régler expressément la place d’une cheffe du gouvernement pendant une prière royale.
Le cérémonial comprend également des séquences distinctes de la prière. Lors de l’Aïd al-Adha du 27 mai 2026, le compte rendu officiel décrit la prière à la mosquée Ahl Fès de Rabat, puis la réception des vœux au Palais royal.
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Le chef du gouvernement figurait parmi les responsables reçus pour présenter leurs vœux, avec les présidents des deux chambres du Parlement et d’autres hauts représentants de l’État. La participation aux cérémonies royales comprend donc aussi cette réception, après la prière.