Ils gouvernaient ensemble, mais El Mansouri forme sa nouvelle majorité sans Akhannouch

- 05h00 - Maroc - Ecrit par : Betty de G.

Fatima Ezzahra El Mansouri a conclu un accord avec trois partis pour former le prochain gouvernement marocain. La coalition dispose de 207 sièges au Parlement. Grand absent : le RNI d’Aziz Akhannouch, pourtant allié du PAM dans la majorité sortante.

Aziz Akhannouch et son parti ne feront pas partie de la prochaine majorité gouvernementale. Lundi 12 octobre, Fatima Ezzahra El Mansouri a officialisé une alliance entre le Parti authenticité et modernité (PAM), l’Istiqlal, l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS). Les quatre formations ont annoncé leur accord dans un communiqué conjoint.

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La nouvelle coalition rassemble 207 députés sur les 395 que compte la Chambre des représentants. Elle dépasse de neuf sièges la majorité absolue, fixée à 198. El Mansouri dispose ainsi du soutien parlementaire nécessaire pour constituer son gouvernement, après la victoire du PAM aux législatives du 23 septembre.

Le changement est particulièrement marqué pour le Rassemblement national des indépendants (RNI). Le parti d’Aziz Akhannouch avait dirigé l’exécutif pendant cinq ans, aux côtés du PAM et de l’Istiqlal. Ces trois formations disposaient encore de 228 sièges après les élections, mais leur alliance ne sera pas reconduite.

Le RNI sort, trois anciens alliés de la Koutla entrent

El Mansouri a finalement choisi de s’appuyer sur les trois formations historiques de la Koutla : l’Istiqlal, l’USFP et le PPS. L’Istiqlal conserve donc sa place dans la majorité, tandis que les deux partis de gauche rejoignent le gouvernement après avoir siégé dans l’opposition.

Dans leur déclaration commune, les quatre partis affirment vouloir constituer un « gouvernement politique fort », fondé sur leur proximité idéologique et une vision réformatrice partagée. L’accord intervient moins de trois semaines après le scrutin législatif.

Le roi Mohammed VI avait nommé Fatima Ezzahra El Mansouri cheffe du gouvernement le 29 septembre, après l’arrivée du PAM en tête des élections avec 97 sièges. L’ancienne maire de Marrakech devient la première femme appelée à exercer cette fonction au Maroc.

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La formation du cabinet constitue désormais la prochaine étape. Les partenaires doivent encore négocier la répartition des ministères et arrêter la composition de l’équipe gouvernementale. Le communiqué du 12 octobre ne dévoile aucun nom de futur ministre.

Le nouvel exécutif devra notamment prendre en charge les dossiers de l’emploi, de l’éducation et de la santé, au centre des revendications sociales exprimées ces derniers mois. Il supervisera également les préparatifs de la Coupe du monde 2030, que le Maroc organisera avec l’Espagne et le Portugal.