Québec : Jamil, en toute liberté

- 21h06 - Maroc - Ecrit par : L.A

Jusqu’au 30 décembre, l’auteur-compositeur-interprète Jamil s’offre le Lion d’or pour terminer l’année avec une sérieuse légèreté.

Pour l’occasion, le Québécois d’origine franco-marocaine sera entouré de ses Potes rebelles, avec lesquels il a déjà travaillé au Festival du monde arabe.

Ces musiciens comprennent parfaitement le sens que Jamil veut donner à ces trois soirées. « Moi, je ne fais pas un récital de musique. J’fais un show ! On s’en fout que les gens chantent juste ou que les guitares soient parfaitement accordées : l’important, c’est que la soirée soit exceptionnelle. »
Le chanteur considère ainsi que pour pouvoir être sur scène avec quelqu’un, il faut aussi pouvoir manger, boire et s’amuser avec cette personne. « Sinon, c’est comme embrasser une fille que tu connais pas. »

Des paroles avant tout !

Jamil a longtemps été connu comme gérant d’artistes dans le milieu musical québécois, représentant notamment Dan Bigras, Mario Pelchat et Isabelle Boulay.

Devenu chanteur, l’homme ne suit pas le chemin traditionnel des interprètes. Pour lui, les paroles de ses chansons sont beaucoup plus importantes que la mélodie qui les accompagne.

« J’ai déjà refusé une composition de violon qui était trop entraînante, avoue-t-il. Les gens qui viennent à mon show veulent écouter et comprendre mes textes avant tout. »

Bouche à oreille

Le chanteur a d’ailleurs une relation plutôt spéciale avec son public. « J’ai la chance d’avoir un public qui me comprend, peu importe ce que je fais. C’est grâce au bouche à oreille que je peux continuer ainsi, parce que les radios commerciales ne font pas jouer mes chansons. »

Les gens qui assistent à un concert de Jamil doivent s’attendre à entendre beaucoup d’improvisation planifiée.

« Il faut être ouvert et ne pas avoir peur de tousser pendant le show, dit-il. C’est ce que j’appelle le talent du public, et le mien en a beaucoup. »

Pour lui, les disques sont un produit dérivé des spectacles. « Quelqu’un comprendra beaucoup mieux mon disque s’il voit le spectacle avant », explique-t-il.

Ainsi, peut-être que ceux qui assisteront à l’une des trois soirées au Lion d’or apprécieront davantage le prochain album de Jamil, prévu pour l’été prochain.

Le Journal de Montréal - Phillippe Meilleur

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