À Rabat et Casablanca, des loueurs de voitures rattrapés par l’argent de la drogue
Des enquêtes judiciaires visent actuellement des sociétés de location de véhicules à Rabat et Casablanca. Ces agences sont soupçonnées de blanchir les profits d’un trafic international de stupéfiants, dans le cadre d’investigations menées conjointement avec les autorités espagnoles.
Les investigations se concentrent sur les dirigeants de deux entreprises spécifiques liées à un réseau de contrebande. Selon les premiers éléments, une part des gains illicites de ce trafic est réinvestie sur le territoire marocain à travers la création de sociétés gérées par des partenaires locaux. Le stratagème repose sur l’acquisition de véhicules auprès d’agences basées en Espagne et affiliées à l’organisation criminelle. Ces voitures sont ensuite exploitées au Maroc, facilitant ainsi l’intégration directe de cet argent sale dans le circuit économique officiel.
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Pour justifier des rentrées financières particulièrement élevées, les fraudeurs auraient massivement recours à des prestations fantômes. Comme le souligne Assabah, l’audit comptable a mis en évidence la répétition des mêmes noms sur les reçus de réservation, confirmant l’hypothèse d’opérations fictives. Cette méthode vise à légitimer les fonds suspects avant leur transfert à l’étranger par le biais de transactions commerciales avec d’autres membres du réseau. Les recherches judiciaires se poursuivent pour retracer l’intégralité du parcours de cet argent et démanteler toutes les ramifications potentielles.