Rabat saturée : mission impossible pour se loger
C’est la douche froide pour les retardataires. À l’approche du coup d’envoi de la compétition, la capitale marocaine a mis la clé sous la porte : impossible de dénicher une chambre d’hôtel disponible. Face à une saturation totale prévue pour durer deux mois, les supporters sont contraints de se rabattre sur le système D et les villes voisines.
Trouver un lit à Rabat relève désormais de la mission impossible, et ce jusqu’en février 2026. Malgré l’ouverture récente de plusieurs établissements venus renforcer l’offre touristique, la capacité d’accueil de la ville a atteint ses limites. La raison principale de cette pénurie ? La « réquisition » quasi-totale des hôtels cinq étoiles par les délégations officielles et les équipes des quatre groupes basés dans la région. Sur les plateformes de réservation en ligne comme Booking, les résultats affichent désespérément zéro disponibilité.
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Face à cette impasse, la demande se déporte massivement vers le marché locatif alternatif. Les appartements meublés à Rabat, mais aussi dans sa périphérie immédiate (Salé, Témara, Kénitra), sont pris d’assaut, notamment par les Marocains résidant à l’étranger revenus pour l’événement.
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Pour beaucoup, la solution réside désormais dans le navettage. Faute de toit dans la capitale, des centaines de fans ont opté pour un hébergement à Casablanca, Tanger ou Fès. Ils compteront sur le pont ferroviaire mis en place par l’ONCF, qui a déployé des trains nocturnes spéciaux pour permettre le retour des spectateurs après les matchs. Cette saturation, véritable « stress test » grandeur nature, pose d’ores et déjà la question de l’urgence d’accélérer les investissements hôteliers dans la perspective du Mondial 2030.