Règlement de la crise Maroc-Espagne : « Il n’y a aucun médiateur »

- 18h00 - Espagne - Ecrit par : S.A

Le chef du gouvernement Saâdeddine El Othmani a apporté un démenti formel au sujet d’une éventuelle médiation entre le Maroc et l’Espagne pour régler la crise diplomatique entre les deux pays.

Alors que des médias espagnols ont diffusé des informations faisant état de ce qu’il y a une médiation pour résoudre la crise diplomatique entre Rabat et Madrid, le chef du gouvernement a apporté un démenti formel. « Il n’y a pas de négociations et il n’y a aucun médiateur, l’échange de messages ne signifie pas des négociations » entre le Maroc et l’Espagne, a-t-il déclaré à la presse. Il ajoutera qu’il y a des tentatives pour un règlement de la situation, « mais elles ne sont pas suffisantes ».

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Saâdeddine El Othmani a en outre réaffirmé la position du Maroc à entretenir une relation avec l’Espagne basée sur la confiance mutuelle. « Le Maroc est fier d’être un partenaire important pour l’Espagne politiquement, économiquement et socialement, et ceci nous impose une clarté dans les relations bilatérales, et le manque de clarté a obligé le Maroc à marquer une pause pour construire la relation de manière correcte », a-t-il dit.

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L’admission de Brahim Ghali, leader du Polisario dans un hôpital espagnol le 18 avril avait provoqué une crise diplomatique entre le Maroc et son voisin du Nord. Une crise qui s’est aggravée suite à l’arrivée massive de plus de 10 000 migrants à Ceuta et Melilla en mai dernier. Rabat avait rappelé son ambassadrice à Madrid, Karima Benyaich pour consultation. De son côté, le chef du gouvernement a sacrifié la désormais ancienne ministre des Affaires étrangères, Arancha González Laya, pour tenter de calmer la colère du Maroc. Son successeur Manuel Albares qui dit vouloir renforcer les relations avec le Maroc affirme avoir repris contact avec les autorités marocaines.

La semaine dernière, le royaume a invité le représentant de l’ambassade d’Espagne à Rabat à une visite guidée au siège du Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ) en compagnie de diplomates d’autres pays comme les États-Unis, l’Arabie saoudite.

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