Revolut au Maroc : le dossier des MRE passe avant
Bank Al-Maghrib ne veut pas ouvrir le dossier Revolut avant d’avoir réglé celui des banques marocaines en Europe. Abdellatif Jouahri place clairement les transferts des MRE parmi ses priorités.
Le dossier Revolut arrive au mauvais moment pour Bank Al-Maghrib. Abdellatif Jouahri, wali de la banque centrale, a expliqué que l’intérêt de la fintech pour le Maroc ne pouvait pas être traité favorablement avant la résolution de dossiers plus urgents, à commencer par celui des transferts des MRE.
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La première priorité citée par le wali concerne les banques marocaines installées en Europe. Leur rôle de relais auprès des Marocains résidant à l’étranger est aujourd’hui fragilisé par une réglementation européenne adoptée dans le contexte post-Brexit.
« Le premier, c’est que nous avons ce problème de relais avec l’Europe », a déclaré Abdellatif Jouahri en expliquant sa réponse aux responsables de Revolut. Il a ajouté que ce dossier n’était pas encore réglé : « Qu’on n’a pas terminé. Et qui est gros. »
Ce passage éclaire la prudence de Bank Al-Maghrib face à Revolut. La fintech s’intéresse à des services liés aux paiements, aux transferts et aux opérations financières internationales. Or ce terrain touche directement une clientèle stratégique pour le Maroc : les Marocains du monde.
Pour Abdellatif Jouahri, il n’est donc pas question d’ouvrir un nouveau chantier alors que le Maroc tente déjà de sécuriser l’activité de ses propres banques en Europe. Le wali reconnaît que certains problèmes pourraient se résoudre rapidement avec certains pays, mais prévient que d’autres discussions pourraient prendre plus de temps.
« Je ne suis pas maître du temps, ni des délais dans lesquels on va devoir résoudre favorablement ces problèmes », a-t-il indiqué. Revolut devra donc attendre que Bank Al-Maghrib y voie plus clair sur le dossier européen des banques marocaines et des transferts des MRE.
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Cette réponse montre que le sujet Revolut ne se limite pas à l’arrivée éventuelle d’une fintech étrangère au Maroc. Il s’inscrit dans un contexte plus large : la défense des circuits financiers utilisés par les MRE et la volonté de Bank Al-Maghrib de ne pas fragiliser un dossier déjà sensible.