Le 20 février marque une rupture avec la langue de bois au Maroc

- 11h42 - Maroc - Ecrit par : Farid Laamoudi

Pouvoir et affaires ne riment pas ensemble, c’est en tout cas ce qui ressort du fructueux débat organisé vendredi dernier à Rabat, par le quotidien arabophone Akhbar Al Yaoum.

Ce débat a rassemblé des participants de différents horizons à la veille de la marche du 20 février qui semble avoir marqué une rupture avec la langue de bois qui caractérisait le discours de notre classe politique.

Entre Mustapha Ramid, le sulfureux député du parti Justice et Développement (PJD), qui a déclaré qu’avant "il croyait en Dieu et qu’aujourd’hui il croit également en la volonté des peuples", Hassan Aourid pour "qui il faut réussir cette transition" et Karim Tazi qui estime ouvertement que gouverner et faire des affaires est un triangle dangereux, Nouredine Ayouch intervient à son tour sur un ton plus conciliant pour annoncer le retrait progressif de la holding royale des affaires, retrait programmé depuis bientôt un an selon Ayouch.

Pour conclure, les neuf intervenants, à savoir Mohamed Sassi, Ali Bouabid, Karim Tazi, Nouredine Ayouch, Jaâfar Hassoun, Lahcen Haddad, Hassan Aourid, Mustapha Ramid et Samir Abdelmoula, se sont tous accordés à dire qu’il était temps de mettre fin à l’hégémonie de certaines personnes proches de l’entourage royal.

  • Karim Tazi finance le Mouvement du 20 février

    L’homme d’affaires marocain, Karim Tazi, a affirmé lundi au quotidien arabophone Assabah, qu’il soutenait moralement et logistiquement le Mouvement du 20 février mais qu’il n’avait pas participé aux marches dimanche (…)

  • Mustapha Ramid retire sa démission du PJD

    Mustapha Ramid, Lahbib Choubani et Abdelali Hamidine, viennent de retirer leur démission du secrétariat général du Parti Justice et Développement, après avoir décidé de démissionner de celui-ci pour protester contre (…)

  • 20 février : Mustapha Ramid quitte le PJD

    Mustapha Ramid, député et membre dirigeant du parti Justice et Développement (PJD) a décidé de se retirer de celui-ci pour protester contre la décision du PJD de ne pas participer aux marches du 20 février.

  • Miloud Chaâbi, Karim Tazi et le SNPM aux manifestations du 20 février

    Miloud Chaâbi, le milliardaire marocain propriétaire du groupe Ynna holding, a affirmé samedi au quotidien Akhbar Al Yaoum, qu’il prendra part à la marche du 20 février à Rabat pour exiger plus de transparence dans (…)

  • Karim Tazi interdit de manifester par les autorités

    Karim Tazi, le directeur général de Richbond, a été avisé par la Wilaya du grand Casablanca, qu’il avait interdiction de manifester sur la voie publique.