Sahara marocain : Un plan signé Zapatero

- 15h43 - Espagne - Ecrit par :

Intenses activités diplomatiques entre Rabat, Alger, Paris et Madrid. Jamais, la région n’a connu une mobilisation aussi importante des chefs de la diplomatie des quatre pays de la Méditerranée occidentale. Au menu des rencontres, l’affaire du Sahara marocain occupe une place prioritaire.

Objectif : rapprocher les points de vue des parties afin de sortir de l’impasse dans laquelle le conflit s’est confiné depuis plus d’un quart de siècle freinant ainsi le développement de la région et empêchant la construction d’un espace économique maghrébin crédible de l’Union européenne.

Cette nouvelle dynamique diplomatique n’aurait pu prospérer s’il n’y avait pas eu un changement de position à Madrid. Le nouveau gouvernement espagnol dirigé par le socialiste, José Luis Rodriguez Zapatero, a eu le courage d’abandonner la politique dite de "neutralité active" adoptée par ses prédécesseurs durant les trente dernières années.

Pour lui, le fait que l’Espagne construise des relations solides avec le Maroc et participe à son développement est dans l’intérêt immédiat et futur de son pays.
Et c’est dans ce cadre que le chef du gouvernement espagnol a pris l’initiative de proposer une nouvelle voie de solution pour la question du Sahara. Il s’agit d’un plan de règlement basé sur la légalité internationale, la légitimité populaire et le parrainage des pays de la région. La solution proposée par consiste à doter le Sahara d’une autonomie élargie sous la souveraineté marocaine comme l’avait proposé Baker dans son fameux projet d’accord-cadre. Mais, Madrid propose que cette autonomie soit le résultat d’un pacte négocié entre le Maroc et le polisario au lieu d’être un projet prêt à porter tel que l’envisageait le plan Baker.
Selon le "Plan Zapatero", les deux parties devront débattre le statut de l’autonomie dans ses détails et confectionner ainsi un cadre juridique définissant les prérogatives tant du gouvernement central que de la Région autonome.

Cette étape sera suivie par l’organisation d’un référendum pour que les Sahraouis puissent se prononcer sur ce statut. Cela a un double intérêt : préserver le droit à l’autodétermination des Sahraouis et donner plus de force au statut de l’autonomie en le dotant d’une légitimité populaire qui évitera toute contestation future. Il s’agit donc d’un référendum sur l’acceptation dudit statut sans aucune référence à l’option de l’indépendance.
Et pour garantir la réussite du processus, le président du gouvernement espagnol propose que l’accord soit parrainé par les Etats-Unis, la France et l’Espagne. Pour ce qui est de l’Algérie, le Plan Zapatero prévoit que ce pays rejoigne le club des pays parrainant l’accord et quitte son statut de partie au conflit. Alger sera ainsi l’un des garants du pacte pour l’autonomie et participera avec les Etats-Unis, la France et l’Espagne à son parrainage.

Bladi.net d’après Aujourd’hui le Maroc

  • Zapatero : une solution politique au Sahara est 'urgente'

    Le président du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero a souligné, jeudi à Madrid, "l'urgence" d'une solution politique et d'un accord dans le cadre de l'ONU pour résoudre la question du Sahara.

  • Sahara Marocain : Médiation active de Madrid

    Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Mohamed Benaïssa, est attendu, demain à Madrid, pour une visite de travail de deux jours. Durant cette visite, le chef de la diplomatie marocaine aura des entretiens avec son homologue espagnol, Miguel Angel Moratinos, apprend-on de source diplomatique marocaine. Les entretiens des deux ministres porteront notamment sur la coopération bilatérale et seront couronnés par une conférence de presse conjointe.

  • Zapatero répond aux mensonges d'El Mundo

    Dans un entretien accordé au quotidien « El Pais », le président du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a qualifié de "pure absurdité" les accusations contre les services secrets marocains les impliquant dans les attentats du 11 mars.

  • Sahara : Victoire diplomatique marocaine à l'ONU

    Le Maroc a remporté une victoire diplomatique lundi à l'ONU dans l'affaire du Sahara, lors d'un vote marqué par un fort taux d'abstention sur l'autonomie de ce territoire.

  • Zapatéro : "J'ai l'intention d'entretenir une magnifique relation avec le Maroc"

    M. José Luis Rodriguez Zapatéro, secrétaire général du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), président du gouvernement espagnol élu, a affirmé, lundi à Madrid, qu'il va entretenir "une magnifique relation" avec le Maroc et ouvrir "une nouvelle étape de bonnes relations" avec le pays voisin.

  • L'Algérie craint que le Maroc lui force la main

    Le Maroc a annulé la nécessité pour les citoyens algériens de posséder un visa. La mesure n'est pas très bien accueillie en Algérie, où elle est perçue comme une tentative de forcer les autorités algériennes à s'impliquer dans les négociations sur le Sahara, et à changer de position.

  • L'Espagne propose à l'UE un plan Marshall pour l'émigration

    Le gouvernement espagnol proposera à l'UE l'idée d'un programme d'aides économiques pour les pays d'où sont originaires les émigrants, surtout d'Afrique et Amérique latine. C'est ce qu'a affirmé dimanche dernier le quotidien madrilène ABC citant le leader du syndicat UGT (proche des socialistes), Candido Mendez.

  • Maroc : Vers l'autonomie des régions

    Le Maroc s'apprête à se doter d'un système de régionalisation plus évolué qui consiste à créer des autonomies ayant des prérogatives élargies dans les provinces du Sud du Royaume.

  • Emigration : une délégation marocaine à Madrid

    Les ministres délégués aux affaires étrangères et à l'intérieur, respectivement Taib Fassi Fihri et Fouad Ali Al Himma, ainsi que Fadel Benyaich, chargé de mission au Cabinet Royal, ont été reçus, lundi à Madrid, par le président du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero.

  • Zapatero : Le Sahara est l'un des principaux obstacles devant l'UMA

    Le Président du gouvernement espagnol, José Rodriguez Zapatero, a souligné, mardi à Alger, que la question du Sahara constitue "l'un des principaux obstacles devant le processus d'intégration régionale du Maghreb et le plein développement de l'Union du Maghreb Arabe".