Scandale à Marrakech : le viol d’une mineure relance le lourd dossier du tourisme sexuel
L’horreur d’un viol en réunion sur une fillette secoue la ville de Marrakech. L’implication de six étrangers et d’un gérant d’établissement ravive les craintes des défenseurs des droits de l’enfant face aux réseaux d’exploitation nocturne.
L’engrenage criminel a débuté dans le quartier de Guéliz. D’après la plainte enregistrée par la Gendarmerie royale, la jeune victime a d’abord été ciblée et attirée dans un restaurant de la rue Ibn Aïcha. Ses agresseurs l’ont ensuite emmenée vers une villa en périphérie de Marrakech, où six individus de nationalité indienne lui ont fait subir une agression sexuelle collective.
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En écho à ce drame, la section locale de l’Association marocaine des droits de l’Homme (AMDH) s’est adressé aux instances judiciaires. Les investigations en cours ont déjà permis de placer sous les verrous le responsable du restaurant, arrêté le 11 mai pour avoir facilité ce piège. Les enquêteurs décortiquent désormais les enregistrements des caméras de surveillance pour comprendre comment une mineure a pu accéder à ce type d’établissement.
Cette tragédie ravive la colère des militants, encore marqués par la fuite passée d’un ressortissant koweïtien soupçonné de pédocriminalité avant même son procès. L’AMDH s’insurge contre la prolifération de réseaux opérant dans certains riads, boîtes de nuit et autres cafés à chicha, devenus des cachettes pour l’abus d’enfants.
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Pour éradiquer ces graves entorses aux lois luttant contre la traite des êtres humains, l’association exige la fin de toute impunité et un accompagnement médical, social et psychologique d’urgence pour la rescapée. Les défenseurs des droits pressent la police et les autorités d’imposer des contrôles drastiques aux hébergements et locaux nocturnes, afin de garantir de toute urgence un « tourisme propre » et sécurisé.