À Sebta, un étrange drone marocain apparaît au pire moment pour les chefs de la police espagnole
Un drone aperçu côté marocain pendant la visite des chefs de la Police nationale et de la Guardia Civil espagnoles à Sebta suscite des interrogations. Un câble pendait sous l’appareil, mais sa fonction et la mission du drone restent inconnues.
L’appareil a été observé le 9 septembre dans le secteur du Tarajal, pendant le déplacement du directeur général de la Police nationale, Francisco Pardo, et de la directrice générale de la Guardia Civil, Mercedes González.
Les deux responsables inspectaient la frontière terrestre et le centre d’accueil temporaire des étrangers après les passages massifs des 30 et 31 juillet à Sebta. Les forces espagnoles avaient également déployé leurs propres drones afin de surveiller et filmer le secteur.
C’est pendant cette visite qu’un drone présenté comme marocain par la presse espagnole est apparu de l’autre côté de la frontière. Plusieurs agents ont alors remarqué ce qui semblait être un câble suspendu sous l’appareil, rapporte ABC.
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Les sources policières interrogées disent n’avoir jamais observé ce type de dispositif sur les drones habituellement employés par leurs homologues marocains. Sa présence pendant une visite particulièrement sensible a donc rapidement alimenté les interrogations.
Un drone captif plutôt qu’un appareil guidé par fibre optique ?
La présence d’un câble peut correspondre à celle d’un drone captif, physiquement relié à une station au sol. Ce lien peut servir à alimenter l’appareil en électricité et, selon les modèles, à transmettre les commandes et les images sans dépendre entièrement des communications radio.
Une telle configuration permet à un drone de rester longtemps en vol et peut le rendre moins vulnérable à certains brouillages électroniques. Elle ne doit toutefois pas être confondue avec les drones militaires guidés par fibre optique, qui déroulent derrière eux un fil très fin tout au long de leur déplacement.
Les autorités marocaines utilisent régulièrement des drones pour surveiller la frontière. Les services espagnols font de même afin de détecter les regroupements et d’anticiper les tentatives de passage. L’élément inhabituel est donc moins la présence du drone que celle du dispositif visible sous son fuselage.
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L’épisode intervient alors que la justice espagnole cherche encore à établir qui disposait des différentes alertes avant les arrivées massives de juillet. Dans ce contexte, toute activité inhabituelle autour de la frontière fait désormais l’objet d’une attention renforcée.