Sebta : une porte installée par le Maroc déclenche une bataille sur la frontière
Une nouvelle porte installée par le Maroc au Tarajal provoque une bataille de versions en Espagne. Des sources policières assurent qu’elle se trouve sur un terrain espagnol, tandis que le gouvernement de Pedro Sánchez affirme exactement l’inverse.
L’installation a été révélée par ABC et détaillée ce mercredi 9 septembre par La Gaceta. La porte aurait été posée début août, quelques jours après les 72 000 passages enregistrés vers Ceuta fin juillet.
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Depuis, des agents marocains contrôlent ce passage, notamment utilisé par des personnes entrées à Ceuta lors de la crise et qui retournent ensuite au Maroc.
Pour la police, c’est espagnol ; pour Moncloa, c’est marocain
Des policiers espagnols interrogés par ABC affirment que la porte a été construite dans une zone relevant juridiquement de l’Espagne. Selon eux, Madrid avait installé sa clôture en retrait de la limite réelle, laissant une bande souvent présentée à Ceuta comme un « no man’s land ».
Ils estiment que le Maroc a progressivement pris le contrôle de cette zone jusqu’à y installer sa propre porte.
Le gouvernement espagnol défend la version opposée. Des sources de Moncloa assurent que le terrain est marocain et qu’aucune partie du territoire espagnol n’a été occupée.
Selon l’exécutif, Rabat a simplement ajouté une clôture équipée d’une porte pour mieux contrôler la frontière et organiser le retour vers le Maroc des personnes quittant Ceuta.
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La polémique intervient alors que la justice espagnole vient d’ouvrir une enquête sur un possible scénario de « guerre hybride » lors des passages massifs de juillet. La responsabilité éventuelle des autorités marocaines reste toutefois à établir.