De Taforalt au Sahara : comment le Maroc a dessiné la carte génétique de la région

- 23h00 - Maroc - Ecrit par : Bladi.net

Une étude génétique majeure vient de redessiner l’arbre généalogique de l’Afrique du Nord. L’analyse de momies vieilles de 7 000 ans découvertes en Libye établit un lien de parenté direct avec des populations préhistoriques du Maroc, confirmant l’existence d’une lignée ancestrale commune et distincte dans la région.

Le mystère du peuplement du « Sahara vert » s’éclaircit grâce à l’ADN. Selon une étude publiée dans la revue Nature et relayée par Euronews, des scientifiques de l’Institut Max Planck ont mis en évidence une connexion génétique étroite entre deux momies retrouvées à Takarkori (sud-ouest de la Libye) et les chasseurs-cueilleurs de la grotte de Taforalt, au Maroc, datant d’il y a 15 000 ans.

Lire aussi : Les premiers agriculteurs sont arrivés d’Espagne au Maroc il y a 7 400 ans

Cette découverte est fondamentale : elle prouve la persistance d’une lignée génétique spécifiquement nord-africaine. Les analyses montrent que ces populations appartenaient à une « population fantôme » jusqu’alors inconnue, dont les ancêtres se sont séparés des communautés d’Afrique subsaharienne il y a environ 50 000 ans.

Lire aussi : Origines humaines : le Maroc dévoile l’ancêtre commun potentiel de Sapiens et Néandertal

Malgré l’écart temporel et géographique, les individus de Takarkori et ceux de Taforalt partagent une distance génétique similaire vis-à-vis des groupes subsahariens, suggérant une continuité biologique régionale. L’étude note toutefois une nuance : si les sujets libyens possèdent des traces d’ADN néandertalien, leur taux est dix fois inférieur à celui de leurs lointains cousins marocains de Taforalt.

Ces travaux remettent également en cause les modèles de migration. Ils suggèrent que l’adoption de l’élevage et de l’agriculture par ces populations locales s’est faite par transmission culturelle et échange de savoir-faire, plutôt que par un remplacement démographique venu d’ailleurs.

  • Les premiers agriculteurs sont arrivés d'Espagne au Maroc il y a 7 400 ans

    Les premiers agriculteurs sont arrivés au Maroc il y a 7 400 ans, en provenance d'Espagne. C'est ce que révèle une étude génétique des os et des dents de neuf individus trouvés dans le royaume, dont les résultats ont été publiés mercredi dans la revue Nature.

  • Origines humaines : le Maroc dévoile l'ancêtre commun potentiel de Sapiens et Néandertal

    C'est une pièce manquante du puzzle de l'évolution humaine qui vient d'être retrouvée au Maroc. Une équipe de chercheurs a découvert dans une carrière de Casablanca des fossiles d'hominidés datant d'environ 773 000 ans. Publiée ce mercredi dans la revue Nature, cette trouvaille offre des indices cruciaux sur l'ancêtre commun aux humains modernes, aux Néandertaliens et aux Denisoviens.

  • L'usage de l'arganier à Essaouira (Maroc) remonte à 150 000 ans, une découverte majeure

    Des recherches archéologiques récentes viennent de bouleverser la compréhension de l'histoire humaine dans la région d'Essaouira. Des experts ont annoncé dimanche que l'exploitation de l'arganier par l'Homme remonte à plus de 150 000 ans, faisant de cette pratique l'un des plus anciens exemples connus de gestion durable des ressources naturelles.

  • Le Maroc veut devenir un leader mondial du cannabis médical

    Le Royaume franchit une étape décisive dans sa stratégie thérapeutique avec le lancement d'« Epican », une étude clinique évaluant l'efficacité du CBD marocain contre les épilepsies infantiles sévères. Annoncée lors d'une rencontre scientifique à l'Université Mohammed VI des sciences et de la santé (UM6SS), cette initiative vise à asseoir une souveraineté sanitaire sur une filière en pleine expansion.

  • Le secret des orques de Gibraltar révélé : Elles parlent une langue unique au monde !

    Le mystère entourant les interactions entre les orques et les navires dans le détroit de Gibraltar vient de franchir une étape décisive grâce aux dernières avancées de la recherche. Si ces face-à-face musclés inquiètent les navigateurs depuis plusieurs années, une étude scientifique récente lève le voile sur une particularité fascinante de ces mammifères marins : ils possèdent un langage qui leur est propre, totalement distinct de celui de leurs congénères à travers le globe.

  • Au Maroc, la récolte du cannabis retardée

    Les intempéries dans le nord du Maroc ont reporté le lancement de la culture du cannabis « baldiya », initialement prévu fin janvier. Malgré ce délai, le secteur réglementé affiche une forte dynamique avec une hausse massive des adhésions.

  • Découverte au Maroc : une fourmi rare identifiée dans une région isolée

    Le chercheur marocain Ahmed Tahiri, professeur au laboratoire d'écologie, de taxonomie et de conservation de la biodiversité, section biologie à la Faculté des sciences de Tétouan, a découvert une espèce rare de fourmi, présente uniquement dans la région de Chtouka Aït Baha, au nord de Tanalt.

  • Tourisme : le basculement historique de l'Espagne vers le Maroc

    Le PDG de Jet2, Steve Heapy, alerte sur un basculement des flux touristiques britanniques vers l'Afrique du Nord. Porté par des tarifs compétitifs et l'absence de taxes de séjour dissuasives, le Maroc s'impose comme l'alternative privilégiée face à une Espagne jugée de plus en plus onéreuse.

  • L'Europe aura des frontières terrestres avec le Maroc

    Le rapprochement entre l'Europe et l'Afrique est une réalité scientifique mesurable. Une récente étude révèle que la péninsule Ibérique pivote lentement vers le Maroc, un mouvement géologique qui pourrait, à très long terme, fermer le détroit de Gibraltar.

  • Les archéologues font une étonnante découverte au Maroc

    Une équipe internationale de chercheurs a découvert des preuves de l'utilisation il y a 15 000 ans de plantes médicinales dans les grottes de Taforalt au Maroc, a annoncé l'Institut national des sciences de l'archéologie et du patrimoine relevant du ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication.