Tanger en manque de terrains

- 17h32 - Maroc - Ecrit par : L.A

Tous les opérateurs immobiliers, nationaux ou étrangers, ont le regard tourné vers Tanger et sa région. Là, les opportunités d’affaires sont colossales. En 2006, ce sont pas moins de 23.000 autorisations de construire qui ont été délivrées, soit trois fois plus qu’en 2006, selon des chiffres publiés récemment par l’Association des promoteurs immobiliers de Tanger.

L’année qui arrive devrait également être faste pour le secteur et ce, malgré la perte de l’organisation de l’Exposition internationale de 2012. En clair, Tanger continue de séduire les investisseurs immobiliers. De fait, la demande est forte et les projets abondent dans tous les segments du secteur. Ainsi, l’année 2006 a vu le lancement du pôle urbain d’Ibn Battouta, composé de 9.000 logements économiques réalisés par le groupe Addoha.

En 2007, les chantiers ont gagné en standing. A titre d’exemple, on peut citer le complexe résidentiel de Marina d’Or. Au programme, 600 logements haut de gamme, des plateaux pour bureaux et un hôtel de 5 étoiles. A proximité se trouve le projet de Tanger City Center, lancé par l’opérateur espagnol Fadesa. L’investissement est de 900 millions de DH. Il prévoit la réalisation de deux unités hôtelières de 1.000 lits, sur une surface bâtie de plus de 40.000 m2 et un grand centre commercial. Au menu également, des plateaux pour bureaux sur plus de 81.000 m2 et des résidences touristiques. D’autres groupes, comme Urbas et Grupo Salamanca, se disputent leur part du gâteau. Un gâteau de plus en plus cher en raison du manque de terrains. Les promoteurs font pression sur l’agence urbaine et les autorités locales pour dégager de nouveaux espaces à bâtir.

Pour l’heure, cette pression n’est pas sans effet sur les prix des terrains. En effet, les prix du foncier nu varient entre 8.000 DH et 30.000 DH en fonction de la superficie et de l’emplacement. Et en 2007, la rareté aidant, les tarifs ont grimpé de 20 à 30%. Cette hausse, liée au coût des principaux intrants, ciment et fer, se répercute naturellement sur le portefeuille du client final. Ainsi, la fourchette de prix est ainsi de 8.000 à 12.000 DH pour le moyen standing.

Dans le cas du haut de gamme, les prix sont plus difficiles à analyser vu qu’ils sont commercialisés via des circuits différents et directement sur les marchés européens.

L’Economiste - Ali Abjiou

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    Pour organiser un salon de l'immobilier, il n'y a pas mieux que Marrakech. En ce domaine, le secteur explose littéralement, boosté par le tourisme. Ainsi, Sakane Expo est annoncé pour avril prochain. Organisé par TM Développement, en partenariat avec Couleurs Com et KMT Voyages, ce salon cible les institutionnels, promoteurs, professionnels du secteur et particuliers…

  • La bulle immobilière sur le point d'éclater ?

    S'essoufflera, s'essoufflera pas ? La situation du marché immobilier est loin d'être arrêtée, encore moins homogène dans tout le pays. Néanmoins, à l'observation de l'évolution de ce marché dans les différentes villes, une certaine typologie peut être dégagée. Il s'agit de deux catégories principales. La première catégorie est celle des villes où le marché immobilier présente des signaux de maturité, voire de stagnation. Ce groupe comprend les grandes villes comme Casablanca ou Marrakech.

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    L'année 2007 a été fructueuse en matière d'investissements à Tanger. En effet, 184 dossiers d'investissements pour un montant total de 28 milliards de DH ont été réalisés. Ces chiffres sont communiqués par le Centre régional de l'Investissement (CRI). Soit une croissance de 9 % par rapport à 2006. Le nombre d'emplois à générer est 74.000 postes d'emploi permanents, selon le CRI.

  • La crise s'installe dans l'immobilier à Tanger

    La chute risque d'être rude pour les promoteurs immobiliers de la ville de Tanger. Alors que la fièvre immobilière dans cette ville commençait à se faire sentir, la menace d'un ralentissement des ventes plane sur le secteur. Lors des premiers mois de 2008, le niveau des ventes a atteint des minimums historiques. Selon plusieurs promoteurs locaux, le total des ventes a régressé par rapport à la même période de 2007, certains estimant que le recul serait d'au moins 40%.

  • A Marrakech, encore 20% de plus au mètre carré en 2007 !

    Appartements, riads, villas et autres maisons s'y vendent toujours comme des petits pains. Au début des années 2000, le boom de l'immobilier et du tourisme qu'a connu la ville ocre a laissé sceptiques de nombreux professionnels quant à la pérennité de l'engouement des investissements. Huit années plus tard, les sommes investies en hôtels, appartements et complexes résidentiels continuent d'augmenter.

  • La hausse des prix de l'immobilier se poursuit

    Ceux qui spéculaient sur une baisse ou du moins sur une stagnation des prix de l'immobilier en seront pour leurs frais. Les terrains, appartements, maisons traditionnelles ou villas coûtent de plus en plus cher. Si la saison estivale est caractéristique d'une hausse des prix de l'immobilier résidentiel, touristique et des terrains nus, notamment en raison de la rentrée au pays des Marocains résidents à l'étranger, la tendance était d'habitude à une stagnation de l'offre et donc à une baisse des prix de l'immobilier après le départ de ces derniers.

  • Immobilier : Tanger se « jet-settise »

    A Tanger, les prix de l'immobilier, s'ils n'ont pas encore atteint des sommets vertigineux, continuent de grimper. Entre 2003 et 2005, les prix ont connu une augmentation moyenne de 30%. Une tendance qui semble se poursuivre.

  • A Casablanca les prix provoquent l'exode

    Passer la journée à Casablanca et dormir à Berrechid. C'est la parade, que H.B., cadre de banque, a trouvé pour résoudre le casse-tête de son logement. Désespérant de trouver un habitat « respectable » et à prix « raisonnable » à proximité de son lieu de travail, c'est-à-dire le centre-ville de la métropole, il s'est résigné à élire domicile à Berrechid. « Faire la navette chaque jour me coûte moins cher financièrement parlant mais en termes de temps, c'est la croix et la bannière », déplore le jeune cadre. Pour ce jeune père, la journée commence en effet très tôt : « A 6 heures du matin, je suis déjà sur la route », dit-il.

  • Une étude sur la définition du standing immobilier

    Qu'ils soient haut ou moyen standings, économique ou encore social, chaque segment aura ses propres paramètres. Une fois finalisée, cette étude permettra de mettre de l'ordre dans ce secteur longtemps plongé dans le désordre. Une étude lancée par le ministère de tutelle va permettre d'y mettre de l'ordre. « Celle-ci vise la structuration et la normalisation du processus de production de logements ainsi que la définition des types de logements et de standing d'habitat », souligne le ministère.

  • Sakane Expo, salon immobilier en avril à Marrakech

    Les salons immobiliers ne cessent de proliférer. Semaine du bâtiment, Logimmo… la liste est longue. A cette palette s'ajoutera le salon « Sakane Expo » qu'abritera Marrakach du 3 au 6 avril 2008, au Palais des Congrès.