Tanger : une route qui fait honte à deux pas du TGV
Alors que Tanger se prépare à accueillir des événements mondiaux, une artère principale du centre-ville reste à l’état de chantier abandonné. L’arrêt des travaux dans le quartier Al Balia exaspère les riverains, confrontés à une route devenue impraticable avec les récentes pluies hivernales.
La situation contraste avec la modernisation de la métropole. Un habitant rappelle que cette zone se situe à quelques centaines de mètres seulement de la gare du train à grande vitesse. Pourtant, la route est dégradée depuis trois ou quatre ans. Des tentatives de réhabilitation ont eu lieu récemment, avec le creusement de la chaussée et la pose de pierres il y a deux mois, mais les engins ont quitté les lieux sans procéder à l’asphaltage final.
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L’arrivée de l’hiver a aggravé les conditions de circulation. Les trous laissés béants se remplissent d’eau, transformant la voie en une succession de mares profondes. Les chauffeurs de taxi se plaignent des dégâts causés à leurs véhicules sur ce tronçon qu’ils empruntent quotidiennement, le décrivant désormais comme un passage étroit plutôt qu’une voie urbaine fonctionnelle.
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Les conséquences sont également économiques. Les commerçants peinent à acheminer leurs marchandises. Certains propriétaires de magasins affirment être contraints de baisser le rideau lors des épisodes pluvieux à cause des inondations, et appellent les responsables locaux à finaliser ce chantier pour rétablir une circulation normale.