Tanger : cafés et commerces sommés de libérer les trottoirs
Tanger déclare la guerre aux bouchons sur l’avenue Royaume d’Arabie Saoudite. Pour élargir cette artère asphyxiée, les autorités passent en force : elles ordonnent l’évacuation immédiate des terrasses illégales et programment la destruction d’un bâtiment appartenant à une banque.
Les autorités locales mènent l’offensive sur le terrain. Les agents ont notifié un ultimatum aux propriétaires de cafés et de commerces qui empiètent sur le domaine public. Le message est clair : reculer volontairement ou subir les mesures légales. Face à cette pression, plusieurs établissements connus ont déjà commencé à démonter leurs installations sur les trottoirs pour éviter la sanction.
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Cette libération d’espace prépare un chantier d’envergure. La voirie gagnera six mètres de largeur sur le tronçon reliant le rond-point de la Banque Populaire à la station de taxis. Une seconde phase, prévue après la Coupe d’Afrique, étendra les travaux jusqu’à l’agence Amendis de Bni Makada. L’objectif consiste à fluidifier le trafic sur l’un des axes les plus saturés de la métropole.
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Le point noir du rond-point de la Banque Populaire subira une transformation radicale. Le plan de réaménagement inclut la démolition pure et simple du bâtiment abritant l’agence bancaire. Cette opération permettra de créer un nouveau couloir de circulation pour tourner avant le feu tricolore, une mesure drastique destinée à désengorger définitivement ce carrefour névralgique.