Tarik Khbabez porte plainte contre Glory, « je dois à nouveau gagner de l’argent »
Privé de son titre mondial des mi-lourds par l’organisation Glory, le kickboxeur Tarik Khbabez porte l’affaire devant les tribunaux. Bloqué jusqu’en 2026, l’athlète réclame la rupture de son contrat pour poursuivre sa carrière ailleurs.
Le divorce est consommé. Le combattant de 34 ans, quadruple champion du monde, devait défendre sa ceinture samedi à Rotterdam face à Bahram Rajabzadeh. Accusé d’avoir refusé le combat, il a été déchu de son titre. Une version qu’il conteste fermement auprès du média néerlandais AD, expliquant avoir rejeté des conditions financières et sportives inadéquates face à un adversaire qu’il a déjà battu en octobre. « Je voulais des négociations normales. On ne peut quand même pas décider en 24 heures de retirer son titre mondial à quelqu’un », s’indigne-t-il.
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Aujourd’hui, le Marocain se retrouve pris au piège. S’il affirme se moquer de la perte de sa ceinture, il souhaite poursuivre sa carrière dans des organisations plus rémunératrices qui lui font déjà les yeux doux. Cependant, le Glory le maintient lié à son contrat courant jusqu’au 7 décembre 2026. Face à cette impasse, il a engagé un avocat pour forcer son départ. « J’ai une famille. Je dois à nouveau gagner de l’argent », confie le combattant avec émotion, ajoutant avec amertume : « D’autres combattants sont autorisés à aller ailleurs et moi, ils me mettent des bâtons dans les roues ».
L’affaire prend une tournure d’autant plus absurde que son rival azerbaïdjanais s’est finalement blessé, annulant de fait la rencontre de samedi. Face à ce forfait, le promoteur a recontacté Tarik Khbabez pour le faire combattre en urgence en échange d’une prime exceptionnelle. Une proposition sèchement écartée par l’athlète, qui exigeait un nouveau contrat revalorisé et non un bonus ponctuel. Sollicité pour réagir à ces vives tensions, le patron de l’organisation, Marshall Zelaznik, a refusé de s’exprimer publiquement sur une procédure juridique en cours.
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L’urgence est désormais financière pour le sportif, qui rappelle que la réalité économique des rings est souvent précaire. Conscient qu’il lui reste environ quatre années au plus haut niveau, il souhaite se constituer une sécurité pour ses enfants. Sans nouvelle opportunité, il envisage de retrouver son ancien emploi chez les pompiers pour s’assurer un revenu fixe. Prêt à tourner la page de cinq années d’engagement acharné envers son employeur, son ultime demande résonne comme un cri du cœur : « Laissez-moi juste partir ».