Textile chinois : une presse marocaine inquiète salue les démarches européennes

- 22h20 - Maroc - Ecrit par :

La presse marocaine salue mardi l’ouverture des enquêtes décidées par l’Union européenne afin de tenter de contrôler la déferlante commerciale du textile fabriqué en Chine, qui menace tout particulièrement cette branche dans le royaume.
 »Face aux textiles chinois, le Maroc applaudit l’Union européenne » titrait le quotidien semi-officiel « Le Matin du Sahara » (francophone). « Il convient de se ranger derrière ces pays (de l’UE : NDLR) au poids économique important pour faire face au désastre chinois surtout que le Maroc a été frappé de plein fouet par la fin des quotas », écrit « Le Matin » à sa Une.

Evoquant des « usines chinoises qui tournent à plein régime et dopent les exportations à des niveaux de folie », le quotidien des affaires « L’Economiste » salue « le coup de pouce de Bruxelles pour soutenir ses pays amis vulnérables ».
L’Union européenne a déjà assuré de son soutien les professionnels marocains du secteur. Le commissaire européen au Commerce, Peter Mandelson, et le président de l’Union des industriels français du textile, Guillaume Sarkozy, ont souligné leur « préoccupation » face aux menaces que l’expiration, en janvier 2005, des Accords multifibres (AMF) et de leurs quotas à l’exportation font peser sur la filière textile marocaine.
Peter Mandelson a ainsi proposé « un cumul euro-méditerranéen » des certificats d’origine, qui permettrait de doper les exportations maghrébines, tandis l’UE va financer la formation de quelque 70.000 ouvriers marocains pour permettre une « montée en gamme » de la production du royaume.
Tandis que le vice-président de l’Association marocaine du textile et de l’habillement (AMITH), Mohamed Tazi, évoque « un véritable séisme » du secteur, les exportations marocaines ont chuté de plus d’un tiers en valeur depuis début 2005.
La filière textile marocaine emploie actuellement 200.000 personnes et, selon la Banque mondiale, 40.000 emplois sont menacés à court terme.
L’AMITH réclame donc « un plan de sauvetage », prévoyant notamment l’allègement des prélèvements fiscaux et sociaux, alors que le gouvernement marocain peine à imposer l’assurance maladie obligatoire (AMO) pour les salariés.
Les autorités marocaines invitent par ailleurs les entreprises européennes à investir massivement au Maroc pour partir à la conquête du marché américain. Déjà engagé dans un démantèlement douanier complet avec l’UE à l’horizon 2010, le Maroc vient en effet de ratifier un accord de libre-échange avec les Etats-Unis qui, selon Rabat, permettrait aux industriels européens d’économiser jusqu’à 30% de droits de douane pour pénétrer le marché américain.

AP - Edicom

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