Le Maroc appelle l’UE à agir vite face au textile chinois

- 11h55 - Monde - Ecrit par :

Le directeur général de l’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement (AMITH) a appelé lundi à Rabat l’Union européenne à accélérer la mise en oeuvre des mesures de sauvegarde contre la hausse des importations européennes de textile chinois.

"L’industrie textile marocaine ne peut pas attendre", a déclaré Mohamed Tazi, le directeur général de l’AMITH, dans un entretien à l’AFP. "Il faut que l’UE accélère la mise en oeuvre des mesures de sauvegarde contre la hausse des importations chinoises", a-t-il ajouté. L’Europe, principal débouché des industries textiles marocaines, fait face à un "boom" des entrées de textiles chinois depuis le 1er janvier, date du démantèlement de l’accord multifibres. La Commission européenne a décidé dimanche d’ouvrir des enquêtes sur neuf catégories de produits importés de Chine, enclenchant ainsi une phase de consultations informelles de deux mois. Elle espère que d’ici fin juin, ou même avant, Pékin renforcera les diverses mesures d’autolimitation alignées depuis l’automne 2004. Mais selon Tazi, cette procédure va "prendre trop de temps". "Tout cela ne va pas aboutir à du concret avant la fin de l’année", a-t-il assuré. "Or beaucoup d’entreprises marocaines enregistrent un niveau d’activité ralenti depuis la fin des quotas textiles en janvier dernier. On ne sait pas ce qu’elles vont devenir d’ici le mois de juin", déplore-t-il. En janvier et février, les exportations marocaines de textile ont chuté de 22% par rapport à l’année précédente, indique Tazi. "On savait que le démantèlement de l’Accord multifibre allait être grave pour le Maroc, mais on n’imaginait pas que cela prendrait une telle ampleur", assure-t-il. Fin 2004, d’après des données du ministère de l’Industrie, le textile marocain compte 1.687 entreprises et emploie plus de 200.000 personnes pour un chiffre d’affaire de 35 milliards de dirhams (3,15 milliards d’euros environ). L’AMITH a commencé une enquête pour réactualiser ces chiffres après le démantèlement de l’accord multifibres.

Map - L’Economiste

  • Textile chinois : une presse marocaine inquiète salue les démarches européennes

    La presse marocaine salue mardi l'ouverture des enquêtes décidées par l'Union européenne afin de tenter de contrôler la déferlante commerciale du textile fabriqué en Chine, qui menace tout particulièrement cette branche dans le royaume. »Face aux textiles chinois, le Maroc applaudit l'Union européenne » titrait le quotidien semi-officiel « Le Matin du Sahara » (francophone). « Il convient de se ranger derrière ces pays (de l'UE : NDLR) au poids économique important pour faire face au désastre chinois surtout que le Maroc a été frappé de plein fouet par la fin des quotas », écrit « Le Matin » à sa Une.

  • Le Maroc, une des principales victimes de la déferlante des produits chinois

    Les principales victimes de la déferlante chinoise ne sont pas seulement européennes ou américaines, mais les pays du pourtour méditerranéen, notamment le Maroc dont l'industrie du textile constitue un secteur vital pour l'économie, écrit vendredi le quotidien français "L'Humanité".

  • Textile : Baisse des exportations marocaines vers l'UE

    Le ministre de l'Industrie, du Commerce et de la mise à niveau de l'Economie, Salaheddine Mezouar a annoncé, lundi, une baisse de 16% des exportations marocaines de textile vers l'Union Européenne durant le premier trimestre de l'an 2005.

  • Le Textile marocain agonise face à la déferlante chinoise

    Les exportations de textile marocain ont « accusé une baisse de 33% » en janvier, mois d'entrée en vigueur du démantèlement douanier international complet du secteur, a déclaré vendredi le ministre du Commerce extérieur, Mustapha Mechahouri. Le ministre, cité par l'agence de presse marocaine MAP, a donné ces chiffres inquiétants à l'issue d'une visite de travail à Rabat du commissaire européen au commerce, Peter Mandelson.

  • La fin des quotas textiles, 'un séisme' pour le Maroc

    L'élimination des quotas textiles représente un "séisme" pour le Maroc, où plusieurs dizaines de milliers d'emplois sont menacés, a jugé un responsable du secteur.

  • Textile : la SNCF quitte le Maroc pour la Chine

    Pour ses nouveaux uniformes, faisant suite au changement de son identité visuelle, la Société nationale des chemins de fer (SNCF) a passé commande auprès d'entreprises chinoises pour la fabrication de quelque 25.000 chemises, a rapporté le journal français L'Est Républicain.

  • Projet Europe-Maroc-Entreprise, où en est-on ?

    L'Agence Nationale pour la Promotion de la PME (ANPME) et la Commission Compétitivité de l'Entreprise de la CGEM ont organisé, mercredi à Casablanca, une rencontreautour de l'évaluation du projet Europe-Maroc-Entreprise (1998-2004) et à la présentation du nouveau programme 2004-2008

  • Textile : vive inquiétude du Maroc face à la concurrence asiatique

    L'annulation des quotas textiles le 1er janvier 2005 a provoqué une vive inquiétude au Maroc où une concurrence sévère venue d'Asie menace un secteur essentiel pour l'industrie et l'emploi dans le royaume.

  • L'investissement italien au Maroc, 14.000 salariés et 6,1 milliards de Dhs de CA

    Les intentions des investisseurs italiens sur le Royaume sont on ne peut plus claires. M. Umberto Tromboni, Secrétaire Général du Comité des Opérateurs Italiens au Maroc (COIM), révèle à nos lecteurs l'importance des investissements italiens dans le pays, et les secteurs ciblés. Par ailleurs, il se félicite des avancées accomplies par le Maroc dans les facilitations de toutes sortes. Seul bémol, il déplore que nombre des PME ont quelquefois des difficultés à faire valoir leurs droits devant la justice. Certes, les investissements italiens, à hauteur de 70 milliards de Dhs seulement, paraissent insignifiants par rapport aux 533,6 milliards de Dhs d'Investissements Extérieurs Directs, mais l'élan reste encourageant.

  • 'Fruit of the loom' investit dans le textile marocain

    La grande firme américaine de textile habillement "Fruit of the loom" a signé, jeudi à Rabat, une convention d'investissement d'environ 1,4 milliard de dirhams (plus de 160 millions de dollars) pour la création d'une unité de filature, de tissage et de teinture à Skhirate et l'extension de son activité de confection dans son unité de Bouknadel (région de Rabat).