TGV marocain : comment le succès d’Al Boraq va financer vos futurs trajets
Le modèle économique du train à grande vitesse Al Boraq affiche une rentabilité croissante. Ses excédents d’exploitation contribuent directement au financement de l’extension du réseau ferroviaire marocain, confirme le ministère des Transports.
Le ministre des Transports et de la Logistique, Abdessamad Qayouh, précise dans une récente réponse parlementaire écrite que les revenus commerciaux couvrent largement les charges. Cette dynamique dégage un « excédent qui contribue au financement de l’infrastructure » et dynamise le tissu économique local.
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L’Office national des chemins de fer (ONCF) honore ainsi la totalité de ses engagements financiers auprès des fournisseurs, des banques et de l’administration. La situation fiscale de l’exploitation à grande vitesse reste parfaitement en règle, s’intégrant sans exception dans les déclarations globales de l’établissement.
Des recettes commerciales en progression de 92 %
La réussite de ce projet structurant repose sur trois axes majeurs. L’ONCF s’appuie sur une stricte maîtrise des coûts, une politique tarifaire flexible adaptée au pouvoir d’achat des voyageurs, et la mobilisation de financements durables à des conditions préférentielles.
Le recours privilégié aux compétences nationales et aux énergies propres permet de réduire considérablement les frais de maintenance. Le ministère ajoute que cette approche technique garantit un transfert de compétences tout en consolidant l’impact environnemental du réseau.
Sur le plan comptable, les recettes générées par Al Boraq ont bondi de 92 %, évoluant de 407 millions de dirhams en 2019 à 780 millions en 2024. Ces revenus représentent désormais 28 % du chiffre d’affaires global de l’activité voyageurs.
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Cette vitalité commerciale se reflète directement sur le résultat brut d’exploitation de l’opérateur ferroviaire. Cet indicateur financier a enregistré une forte progression de 95 % sur la même période de cinq ans, passant de 995 millions à 1,949 milliard de dirhams.