Des Tunisiens "piégés" par Royal Air Maroc
Une délégation tunisienne venue pour une mission économique à Dakar, au Sénégal, dit avoir vécu un calvaire à bord de la Royal Air Maroc (RAM).
Une expérience décevante à bord de Royal Air Maroc (RAM). Le vol aller de délégation tunisienne a été d’abord repoussé de deux heures sans explication convaincante, rapporte L’Économiste Maghrébin. Après décollage, la délégation tunisienne arrive à Dakar, mais elle constate qu’il n’y avait plus de trace de la valise contenant tout le matériel pédagogique du séminaire. « On demande qu’elle reparte sur le vol de 18 h, puis celui de 1 h du matin », témoigne la passagère. Au réveil à 2h, elle ne voit aucun bagage. Elle ne trouve aucun interlocuteur (agent de RAM) capable de s’engager par écrit.
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Le vol retour ne sera pas non plus aisé. Comme le vol aller, le vol retour a été également repoussé. Prévu à 2 h 25, le vol Dakar–Casablanca décolle finalement à 3 h 05. Selon les hôtesses, la correspondance vers Tunis, prévue à 7 h 50, attendra les passagers concernés. L’avion atterrit à l’aéroport à 7 h précises. Arrivée jusqu’à la porte d’embarquement à 7h25, la passagère constate que son nom a été « déjà supprimé » de la liste. Fait surprenant : d’autres passagers du même vol, arrivés après elle, embarquent tranquillement. Elle entreprend des démarches pour embarquer, lesquelles sont infructueuses. « L’impression d’un surbooking maquillé, souffle-t-elle. On retire certains voyageurs pour caser des privilégiés ».
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Si le surbooking est légal, aucun écrit, aucune compensation proposée, aucune prise en charge hôtelière n’a été proposée à la passagère. La valise de Jihene est finalement arrivée… après la fin de son séminaire, est-il précisé. « On m’a recommandé de déposer une réclamation en ligne, mais on ne m’a donné aucun reçu, aucun délai », déplore-t-elle.