Un contrôle dégénère pour 40 centimes

- 10h23 - Maroc - Ecrit par : Bladi.net

Après avoir subi une intervention musclée dans le bus à Renens, Rachid Essabbahi compte porter plainte. Le responsable des contrôleurs des TL parle de légitime défense.

En ce samedi 29 octobre, Rachid Essabbahi monte dans le bus à Lausanne, direction Renens. « J’ai pris un billet à 2 fr. 40, valable soixante minutes. Comme je suis un usager très occasionnel des TL, je ne savais pas que je devais me munir d’un billet deux zones à 2 fr. 80 », explique-t-il. Arrivé au terminus du bus 7 à Renens, un contrôleur le lui signifie et lui demande de s’acquitter de la taxe administrative de 60 ou 80 francs (sur facture), ce qu’il refuse arguant de sa bonne foi. Il présente ses papiers d’identité mais refuse de donner son adresse. « Le contrôleur voulait appeler la police. Je lui ai répondu qu’il pouvait le faire. Et à ce moment-là, il m’a précisé : « Nous sommes en Suisse ici. » Jusque-là l’échange s’est déroulé sans dépasser les limites de la politesse et je n’ai pas montré le moindre signe d’agressivité, précise Rachid Essabbahi. Son collègue est intervenu. Il m’a demandé mon adresse en me tutoyant. Je lui ai répondu qu’il n’avait pas à me tutoyer. A ce moment, il m’a saisi au cou. Paniqué et sous l’emprise de la suffocation, j’ai tenté de lui faire desserrer son étreinte, c’est alors qu’un troisième contrôleur m’a saisi le bras en le tordant violemment. »

Rachid Essabbahi est emmené au poste de police menotté : « Après un alcootest qui s’est avéré négatif, ils m’ont laissé partir. » Il se rend à l’hôpital. Son certificat médical indique un état de stress psychologique, des rougeurs aux dos et aux poignets et des douleurs importantes dans l’avant-bras droit. Son médecin de famille, le Dr Shooner : « J’ai l’impression que l’intervention a été disproportionnée. Une semaine après, M. Essabbahi était encore en état de stress posttraumatique et souffrait toujours d’une élongation musculaire de la nuque. » Résultat, quinze jours de minerve mettront un terme prématuré au contrat de travail temporaire de Rachid Essabbahi, peintre en bâtiment.

Peu de marge de manœuvre

Le rapport du côté des TL est plus succinct et sa version diverge de celle de Rachid Essabbahi. Celui-ci aurait menacé, insulté et tenté de donner un coup de poing au contrôleur. « Les contrôles se déroulent généralement dans le calme et nous n’avons pas constaté d’augmentation de la violence. Le taux de resquille a également diminué. Il se monte cette année à 3% environ », tempère Marcello Zucco responsable des 25 contrôleurs du réseau. Ceux-ci suivent une formation d’autodéfense et de gestion et de maîtrise des émotions face à des situations de tension.

Mais quelle est la marge de tolérance et de manœuvre du contrôleur ? « Son rôle est de constater si le client a son billet ou non, explique Marcello Zucco. Il peut faire preuve de tolérance dans des cas vérifiables facilement : par exemple si le client a couru pour prendre son bus et comptait descendre au prochain arrêt pour payer son billet ; à condition que le chauffeur l’ait vu ou ait été averti. Sa marge de manœuvre reste très faible afin d’éviter qu’il ne tombe dans l’arbitraire. Je ne peux pourtant pas exclure des dérapages de la part du client ou du contrôleur. Ce n’est ni acceptable ni justifiable, mais nous sommes tous des êtres humains. Ce qui est sûr c’est que les contrôleurs ne vont jamais agresser un client d’entrée. »

Une parole contre quatre autres

Marcello Zucco précise que les plaintes pénales des contrôleurs sont nettement plus nombreuses que celles des clients. Celles-ci, très rares, n’auraient jamais abouti en défaveur des TL. L’avocate Axelle Sonderegger soutiendra Rachid Essabbahi s’il dépose plainte. Elle précise toutefois la difficulté de cette affaire : « C’est sa parole contre les versions des quatre contrôleurs qui seront certainement convergentes. »

Aline Andrey - Lapress.ch

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