Vahid Halilhodžić boycotte l’équipe du Maroc
Évincé juste avant la Coupe du monde 2022, Vahid Halilhodžić garde un souvenir douloureux de son passage au Maroc. Le technicien, fort de quatre qualifications en Mondial, refuse depuis de visionner les matchs des Lions de l’Atlas.
L’épopée qatarie s’est écrite sans lui, laissant une trace indélébile. Interrogé sur le parcours de son ancienne formation, l’entraîneur est catégorique. « Depuis mon départ du Maroc, je n’ai pas regardé une seule seconde de leurs matchs », assume-t-il. Ce renvoi est perçu comme une injustice majeure après l’énergie consacrée au projet. Il qualifie cette fin d’aventure de véritable « cauchemar », peinant encore aujourd’hui à digérer le fait d’avoir été écarté sans raison valable après avoir minutieusement préparé le groupe.
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Cette situation s’ajoute à d’autres déceptions similaires. Bien qu’il ait brillamment qualifié la Côte d’Ivoire, le Japon et le Maroc, le tacticien a été privé de tournoi mondial à trois reprises. La cause principale réside dans les interventions régulières de ministres, de présidents ou de dirigeants exigeant d’influencer ses choix. Au Japon, des sponsors allaient jusqu’à rémunérer la fédération pour imposer certains éléments. Il a toujours fermement rejeté ces ingérences pour préserver son indépendance sportive.
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Ces qualifications successives s’expliquent par une organisation millimétrée. Chaque semaine, ses adjoints évaluaient les prestations de 50 à 60 joueurs grâce à un tableau allant du noir pour une mauvaise performance au vert pour un match abouti. Cette rigueur extrême a notamment forgé le succès de l’Algérie en 2014, capable de faire trembler l’Allemagne avant son sacre, rappelle Flashscore.