Elle veut partir au Maroc avec son enfant sans l’accord du père, le juge dit oui
Une mère voulait passer plus d’un mois au Maroc avec son enfant, mais ne disposait pas de l’accord du père. Saisie avant le départ, la justice néerlandaise a finalement autorisé le voyage et remplacé elle-même le consentement manquant.
Le séjour était prévu à Meknès, du 22 juillet au 25 août 2026. Pour pouvoir voyager avec l’enfant, la mère avait besoin de l’autorisation du père. Faute de l’obtenir, elle a saisi en urgence le tribunal de Rotterdam.
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À l’audience, le père a toutefois précisé qu’il ne cherchait pas à empêcher les vacances. Son opposition s’inscrivait dans un conflit plus large : il n’a actuellement plus aucun contact avec son enfant.
Les parents avaient auparavant suivi un accompagnement destiné à rétablir les relations entre le père et l’enfant. Celui-ci s’était terminé positivement, mais les contacts n’avaient ensuite pas repris. Le père a engagé une autre procédure judiciaire pour tenter de les rétablir.
Devant le tribunal, il a expliqué combien il lui était difficile de devoir donner son accord pour que la mère parte en vacances avec leur enfant alors que lui-même ne peut actuellement pas le voir.
Le juge autorise le départ pour le Maroc
Cet argument n’a pas convaincu le tribunal. Le juge rappelle qu’une période de vacances est, en principe, dans l’intérêt d’un enfant et qu’il doit pouvoir en bénéficier.
Un voyage pourrait être refusé s’il compromettait sérieusement les contacts avec l’autre parent. Mais dans cette affaire, aucun contact n’a actuellement lieu entre le père et l’enfant. Le séjour au Maroc ne vient donc interrompre aucun droit de visite existant.
Le tribunal reconnaît que la situation est douloureuse pour le père, mais considère que sa frustration ne peut justifier de priver l’enfant de vacances. Refuser le départ ne permettrait par ailleurs pas de rétablir les relations entre eux, ressort-il de la décision du tribunal de Rotterdam.
La justice a donc autorisé la mère à voyager avec son enfant à Meknès du 22 juillet au 25 août 2026. La décision du juge remplace juridiquement l’autorisation du père.
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La mère réclamait aussi qu’il soit interdit au père d’entraver le séjour, sous peine de 1 000 euros par jour avec un maximum de 10 000 euros. Sur ce point, le tribunal lui a donné tort : la demande a été jugée insuffisamment étayée et trop imprécise.