La nouvelle constitution marocaine, approuvée par 98% des votants lors du référendum du 1er juillet dernier, est rejetée par le Mouvement 20 février qui appelle à de nouvelles manifestations. Un repportage France24.
Le Mouvement du 20 février appelle à manifester ce dimanche pour dire "Non" à la constitution et revendiquer une constitution démocratique, selon des déclarations faites par des membres de ce mouvement.
Malgré le résultat du référendum populaire sur le projet de réforme de la constitution, le mouvement du 20 février lance un appel à manifester dimanche à Casablanca et Rabat, pour exiger plus de réformes politiques et protester contre la nouvelle constitution, qualifié d'octroyée.
"Il ne suffit pas d'adopter une constitution, si les libertés individuelles ne sont pas respectées", a déclaré lundi, Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch (HRW).
Sur les 255.783 Marocains résidents à l'étranger (MRE) qui ont participé au référendum, 96,5% ont voté en faveur de la constitution. Le résultat qui n'est pas définitif, sera confirmé par le conseil constitutionnel dès qu'il recevra les procès-verbaux du scrutin.
La Wilaya du Grand Casablanca a enregistré le plus bas taux de participation au référendum sur la constitution. Seuls 57% des Casablancais se sont dirigés vers les urnes vendredi 1er juillet 2011.
Des milliers de Marocains sont descendus dans les rues dimanche 20 mars pour accélérer le processus des réformes politiques et constitutionnelles dans le Royaume, mais aussi pour réclamer plus de démocratie et de justice sociale.
Le Roi Mohammed VI aurait corrigé plusieurs fautes d'orthographe et de langue qui étaient contenues dans le projet de réforme de la constitution, qui a été soumis à référendum le premier juillet dernier.
Près de 100.000 personnes ont participé dimanche dans plusieurs villes du Maroc à des marches populaires pour fêter et soutenir le projet de réforme de la constitution.