Viré de BFMTV, Rachid M’barki trouve du travail au Maroc

19 décembre 2023 - 21h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

Quelques mois après son licenciement pour faute grave, Rachid M’barki, ex-présentateur franco-marocain du journal de la nuit de BFMTV pose ses valises au Maroc, où il poursuivra sa carrière de journaliste.

Une nouvelle aventure commence pour Rachid M’barki. Cette fois, loin de la France, le pays qui l’a vu naître. « Je crois que l’on peut l’annoncer ce soir : je suis ravi de rejoindre le groupe Eco Média  », a-t-il annoncé lundi à Casablanca, lors de la cérémonie de la 19è édition du prix l’Économiste pour la recherche en économie, gestion et droit.

À lire : En larmes, Rachid M’Barki parle d’un « lynchage médiatique »

Le 22 février, le groupe Altice, propriétaire de BFMTV et RMC, avait annoncé le licenciement de Rachid M’Barki pour « corruption passive et abus de confiance » à la suite d’une enquête interne qui a été menée pour savoir s’il « a agi seul, et identifier les dysfonctionnements ayant permis l’arrivée à l’antenne de ces brèves hors de toutes les règles internes habituelles. » En janvier, il était accusé d’avoir utilisé l’antenne pour diffuser des informations erronées ou très orientées pour servir des intérêts étrangers, entre 2021 et 2022, sans en référer à sa hiérarchie, notamment un reportage sur l’organisation d’un forum économique Maroc-Espagne à Dakhla, lors duquel il a employé le terme « Sahara marocain ».

À lire : Rachid M’Barki licencié par BFMTV, une plainte déposée

Forbidden Stories, le consortium international de journalistes à l’origine des allégations contre Rabat concernant l’utilisation du logiciel espion, Pegasus avait alors accusé Rachid M’barki d’être “financé” par le Maroc pour tenir un discours pareil à l’antenne. Des accusations rejetées en bloc par le Franco-marocain lors de son audition par une commission d’enquête à l’Assemblée nationale. Il avait qualifié toutes les allégations à son endroit d’«  absurdité totale » et dénoncé par ailleurs les méthodes de « Story Killers », et notamment de son confrère de Radio France Frédéric Métézeau, membre du collectif, qu’il a accusé d’avoir créé une affaire en brandissant le nom et le visage d’un présentateur de JT connu des Français.

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