Vols vers le Maroc : les MRE mieux protégés face aux compagnies aériennes
Une refonte historique des droits des voyageurs aériens au sein de l’Union européenne vient d’être validée. C’est une excellente nouvelle pour les nombreux Marocains résidant en Europe, qui bénéficieront de protections accrues lors de leurs déplacements.
Les millions de Marocains établis sur le Vieux Continent peuvent se réjouir de l’accord politique trouvé entre le Parlement et le Conseil de l’UE. Cette révision, la première depuis vingt ans, s’applique à tous les vols décollant de l’Union, ainsi qu’à ceux atterrissant en Europe s’ils sont opérés par des transporteurs communautaires. Parmi les avancées majeures pour ces voyageurs réguliers figure l’interdiction totale de la politique de « no-show » : un client ne pouvant effectuer son trajet aller ne pourra plus se voir interdire l’accès à son vol retour, et ce sans devoir payer de frais supplémentaires.
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En cas de perturbation, les barèmes d’indemnisation classiques sont conservés : les passagers pourront réclamer 250 euros pour les vols de moins de 1 500 km, 400 euros entre 1 500 et 3 500 km, et 600 euros au-delà, suite à une annulation ou un retard de trois heures. L’innovation majeure réside dans la procédure : les compagnies aériennes auront désormais l’obligation d’informer proactivement les voyageurs de leurs droits et des démarches de réclamation dans un délai de 96 heures. Par ailleurs, la définition des circonstances extraordinaires a été affinée via une liste précise pour garantir une application plus homogène.
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Outre le volet des indemnisations, l’accord améliore la transparence tarifaire, permettant aux usagers de comparer plus facilement les prix des billets et les frais liés aux bagages à main. Les passagers à mobilité réduite verront également leur assistance renforcée et leurs équipements spécifiques mieux protégés. Comme l’indique la Commission européenne, à l’origine de cette proposition en 2013, ces nouvelles règles protectrices seront officiellement applicables douze mois après leur publication au Journal officiel.