Jamais vus en France : les trésors cachés des mariées marocaines arrivent à Paris
Des caftans brodés d’or, des bijoux anciens et des coiffes de cérémonie rarement montrés au public français. À Paris, l’Institut du monde arabe met à l’honneur les traditions du mariage marocain dans une exposition réunissant des pièces historiques et les créations d’artistes contemporains.
Un caftan de velours violet rehaussé de galons d’or, une ceinture en brocart de Fès, des perles et un foulard de soie. La tenue, autrefois portée par les mariées de Rabat, a traversé les générations avant de rejoindre les collections du musée national de la Parure des Oudayas. Elle est aujourd’hui l’une des pièces présentées à Paris dans l’exposition « Vive la mariée ! », ouverte depuis le 29 septembre à l’Institut du monde arabe.
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L’ensemble, datant des XIXe et XXe siècles, comprend notamment une coiffe appelée touqida, portée lors du sixième jour des noces, le youm el-hzam. Une tradition parmi d’autres que le public français peut découvrir à travers une quarantaine de costumes et de parures venus du Maroc. Ces pièces n’avaient, selon l’Institut du monde arabe, encore jamais été présentées en France.
Les photographies anciennes complètent le tableau. Sur un cliché réalisé entre 1934 et 1939 par Jean Besançenot, une mariée de Béni Mellal, dans le Moyen Atlas, apparaît dans sa tenue traditionnelle. D’une région à l’autre, les vêtements changent, tout comme les bijoux et les gestes qui accompagnent la cérémonie. L’exposition s’intéresse aussi à celles qui travaillent dans l’ombre : les femmes qui préparent le trousseau, brodent les étoffes et habillent la future épouse.
Quand les traditions du mariage inspirent les artistes
Mais les noces ne se racontent pas uniquement à travers les vêtements d’autrefois. Les organisateurs ont également invité 27 artistes contemporains du Maghreb et de ses diasporas, principalement des femmes, à livrer leur regard sur le mariage. Parmi elles, les Marocaines Ymane Fakhir, Sara Ouhaddou et Ghizlane Sahli.
Leurs créations côtoient les costumes anciens et interrogent aussi bien la transmission des traditions que les attentes imposées aux futurs époux. Musiques, danses, repas et rituels trouvent également leur place dans ce parcours, qui montre comment certaines coutumes se perpétuent ou évoluent, notamment au sein des familles installées en France.
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L’exposition s’accompagne d’un programme de rencontres du 8 au 11 octobre. L’écrivain marocain Fouad Laroui participera notamment, le samedi 10 octobre, à un rendez-vous autour de « 30 jours pour trouver un mari ». Débats sur le choix du conjoint, projections et spectacles figurent également au programme de l’Institut du monde arabe.
« Vive la mariée ! » se poursuit jusqu’au 28 février 2027. Le billet coûte 12 euros au plein tarif, 10 euros au tarif réduit et 6 euros pour les 12-26 ans. L’entrée est gratuite pour les enfants de moins de 12 ans.