Il refuse que sa fille vive avec un Italien : ce Marocain condamné à deux ans de prison
Un Marocain de 50 ans a été condamné à deux ans de prison en Italie pour avoir menacé et maltraité sa fille de 20 ans. Le père n’acceptait pas sa relation avec un jeune Italien ni sa décision d’aller vivre chez lui.
L’affaire a été jugée par le tribunal de Fermo, dans la région des Marches. Selon Il Resto del Carlino, le quinquagénaire refusait que sa fille fréquente un Italien et désapprouvait ce qu’il considérait comme un mode de vie trop occidental.
Ses tentatives pour mettre fin à cette relation ont produit l’effet inverse. À 20 ans, la jeune femme a quitté le domicile familial pour s’installer chez son petit ami, un jeune homme de son âge résidant à Fermo. C’est à partir de ce moment que la situation familiale aurait fortement dégénéré.
Le père s’est alors livré, selon les éléments retenus par la justice italienne, à une succession de menaces, dont certaines de mort, ainsi qu’à des violences psychologiques et physiques. La jeune femme, qui disait craindre pour sa vie, a finalement décidé de saisir la police.
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Les enquêteurs de la Squadra Mobile de Fermo ont recueilli plusieurs éléments qui ont conduit le parquet à demander une mesure de protection. Le juge avait interdit au père de s’approcher de sa fille et des lieux qu’elle fréquentait habituellement, mais également de communiquer avec elle directement ou indirectement.
Deux ans de prison après la plainte de sa fille
À l’issue de l’enquête, le Marocain a été renvoyé devant le tribunal pour maltraitance familiale et menace aggravée. Le procès s’est achevé par une condamnation à deux ans de prison.
L’affaire rappelle un autre dossier jugé en Italie en 2019. Une Marocaine avait alors fait condamner son père à dix ans de prison après que celui-ci avait tenté de l’écraser avec sa voiture lors d’un conflit portant notamment sur les sorties de la jeune femme.
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Dans le dossier de Fermo, la justice a retenu que le conflit autour de la vie sentimentale de la jeune femme avait dépassé le cadre d’un désaccord familial pour déboucher sur des menaces et des violences suffisamment graves pour justifier d’abord une mesure d’éloignement, puis une condamnation pénale.